Waze, Coyote : les radars pourront rester visibles sur les avertisseurs de danger

L’article 24 du projet de loi concernant l’interdiction de signalement des contrôles routiers a été retiré.

par Olivier Grouse 29 Nov 2018 17:00

la ministre des Transports Élisabeth Borne
la ministre des Transports Élisabeth Borne

Le nouveau projet de loi d’orientation des mobilités a été présenté officiellement le 26 novembre 2018 par le ministre de la Transition écologique et solidaire François De Rugy, et la ministre des Transports Élisabeth Borne. Celui-ci a vu une disposition très controversée de l’article 24, qui interdisait aux outils d’aide à la conduite de signaler certains contrôles routiers, être retirée.

Cette mesure devait empêcher les applications Waze et Coyote entre autres, de signaler des contrôles routiers lors d’opérations anti-criminalité, ou en d’autres termes permettre aux forces de l’ordre de rester invisibles pendant une durée déterminée. Selon les opposants, cette mesure présente des dérives potentielles et s’apparente plus à une traque excessive des automobilistes français en vue de multiplier les verbalisations des petits excès de vitesse, difficiles à accepter, surtout en ce climat tendu avec les automobilistes.

Sur son site, l’association « 40 millions d’automobilistes » se réjouit également de cette mesure mais risque aussi de subir quelques foudres… « L’État a compris qu’interdire la diffusion ponctuelle des signalements routiers revenait non seulement à mettre sur pied une usine à gaz, mais aussi à formuler une véritable déclaration de guerre contre les usagers de la route, déjà pris à la gorge par une quantité astronomique de mesures les mettant en difficulté au quotidien et impactant directement leur mobilité et leur pouvoir d’achat ». À noter que l’association « 40 millions d’automobilistes » continue son combat contre la privatisation des radars embarqués.

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