Volkswagen Transporter 6.1 Multivan Bulli, le plus techno des minivans

Volkswagen offre une grosse mise à jour technologique à son van Transporter qui est désormais disponible dans une version 6.1 à l’instar des logiciels. Nous avons pu prendre le volant de sa déclinaison Multivan Bulli.

par Driss Abdi 09 Sep 2019 12:14

Lancé en 1950, le Transporter a su séduire à la fois les professionnels et les particuliers baroudeurs. Sa sixième itération baptisée T6 avait connu une mise à jour majeure en 2015, avec notamment un niveau de sécurité revu largement à la hausse. Quatre ans plus tard, toute la gamme bénéficie d’un restylage estampillé T6.1 qui se veut à la fois esthétique (un peu) et technologique (beaucoup).

Une large gamme

Avant d’entrer dans le vif du sujet, petit retour sur la gamme qui s’est écoulée à plus de 12 millions d’exemplaires depuis son lancement. Le transporter de base est une camionnette tout ce qu’il y a de plus classique. Sa déclinaison baptisée Caravelle se dédie au transport de personnes, par exemple dans les clubs de sport ou les navettes d’aéroport. Mieux équipé, le Multivan que nous avons pu essayer est plus orienté cers les loisirs et le transport de passagers qu’on qualifiera de VIP. Enfin, les amateurs de camping-cars s’orienteront vers le California que nous auront l’occasion d’essayer très bientôt.

Un style qui évolue en douceur

En matière de style, le T6.1 évolue en douceur, reprenant les codes stylistiques des autres modèles de Volkswagen. La face avant se veut plus sportive avec un nouveau bouclier, une calandre plus proéminente et scindée en deux, sans oublier des feux LED plus petits. Même combat à l’arrière avec des feux qui sont là aussi redessinés. Volkswagen complète le tout avec de nouvelles jantes de 16, 17 et 18 pouces dont les très réussies Valdivia Black.

Des rangements à foison

On ne vous apprendra rien en vous disant que l’avantage d’un van, c’est la place. Et il y a de quoi faire avec notre Transporter 6.1 Multivan Bulli. Hyper polyvalent, c’est un véritable salon sur route qui peut accueillir jusqu’à sept passagers. Les sièges arrière sont tous coulissant sur des rails et l’opération ne demande que quelques secondes. La deuxième rangée peut même être orientée dos à la route tandis que la console centrale se transforme carrément en petite table ronde pour déjeuner ou jouer aux cartes lors des longs trajets.

Les rangements sont bien entendu multiples à commencer à l’avant où on trouve des vide-poches absolument partout. Celui jouxtant le levier de vitesse est destiné à accueillir un smartphone qui pourra être rechargé par induction ou à l’aide de l’un des deux ports USB. Le rangement au dessus de la boîte à gants peut également disposer de cette fonctionnalité sur la version d’entrée de gamme. Enfin, la partie supérieure du tableau de bord propose un vaste espace de rangement ouvert séparé en deux, avec un prise 12V et deux portes gobelets aux extrémités.

Plus de technos

Les changements sont plus nombreux à l’intérieur, se concentrant sur le nouveau tableau de bord. Plus moderne, il est là aussi plus proche des voitures de la marque. Derrière le volant à trois branches qui accueille des boutons de commande très pratiques et intuitifs pour ne pas quitter la route des yeux, on trouve l’Active Info Display qui fait donc son entrée dans la gamme utilitaire/camping-car du constructeur. Celui-ci propose plusieurs types d’affichages configurables, à la fois plus modernes et plus pratiques.

Les boutons au volant permettent de changer en un clin d’oeil l’aspect des compteurs de vitesse et compte tours, mais aussi de sélectionner les informations au centre de l’écran. Vous pouvez ainsi afficher la carte de navigation sur pratiquement toute la surface de la dalle, consulter les données du véhicule, sélectionner la musique, etc. Notez que s’il est proposé de série sur les finitions haute de gamme VP, cet écran n’est pas disponible sur les utilitaires.

Du bout des doigts

L’écran principal qui prend place au centre de la planche de bord est légèrement orienté vers le conducteur. Plusieurs tailles sont disponibles jusqu’à 9,2 pouces. La dalle est réactive et dotée d’une définition élevée pour éviter les pixels disgracieux à l’image. L’interface est très facile à maîtriser et l’absence de boutons physiques se fait parfois sentir (notamment pour contrôler le niveau du volume), le conducteur peut toujours utiliser ceux du volant.

Des assistances à la conduite dans tous les sens

L’autre grosse nouveauté du Volkswagen Transporter 6.1, c’est l’intégration de nombreuses aides à la conduite. Pour ce faire, le T6.1 adopte une nouvelle direction électromécanique qui bénéficie en outre à l’agrément de conduite. Naviguer dans les rues étroites d’Amsterdam où s’est déroulé notre essai est un jeu d’enfant sans le moindre stress.

Ainsi, le T6.1 profite désormais de la fonction Park Assist pour venir assister le conducteur dans les manoeuvres de stationnement, complété par le trailer Assist pour manoeuvrer avec une remorque, une fonctionnalité unique sur le segment. Enfin, Rear Traffic Alert est également disponible, une fonctionnalité qui est toute indiquée pour un tel véhicule. Pour mémoire il s’agit d’un assistant de sortie de stationnement qui alerte le conducteur lors d’une marche arrière si un véhicule qui circule perpendiculairement.

À cela s’ajoutent Side Wind Assist pour compenser automatiquement les mouvements du véhicule en cas de vent latéral, et Lane Assist pour l’aide au maintien de trajectoire dans la voie de circulation. Couplé au régulateur de vitesse adaptatif, ce dernier permet au T6.1 d’offrir un prémisse de conduite autonome, même si comme d’habitude il faut remettre les mains sur le volant au bout de quelques secondes. En attendant le système a l’avantage de prévenir un accident si le conducteur est distrait.

Loin d’être un simple van, le T6.1 se voit offrir plusieurs modes de conduite à l’instar des voitures du constructeur. Un bouton permet ainsi de passer du mode confort au mode sport. On vous l’accorde, il ne s’agit pas ici de péter le record du tour au Nurburgring, mais le système permet notamment d’agir légèrement sur la cartographie moteur et la suspension en option.

Bye bye essence

À propos de motorisations, Volkswagen fait une croix sur l’essence pour se concentrer sur le diesel. Le moteur TDI 2.0 est disponible dans trois types de puissance : 90 ch, 110 ch et 150 ch. C’est ce dernier que nous avons pu essayer, couplé à la boîte DSG 7 rapports. Comme on l’a dit plus haut, celui-ci est très confortable au quotidien, volontaire sur autoroute et donnant l’impression de simplement conduire une grosse voiture surélevée.

Une version électrique sera également disponible au premier trimestre 2020 qui sera réservée au utilitaires. Celle-ci embarque un moteur de 82 kW (112 ch) avec une batterie de 37,4 kWh.  et une vitesse maximale de 90 km/h. En option, ce T6.1 BEV pourra atteindre les 120 km/h. En revanche aucun modèle hybride n’est prévu.


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