Un plan visant à verbaliser les sociétés de livraison suscite des inquiétudes

La majorité des immigrés affirme que l’interdiction des vélos électriques les cible injustement, car une bonne partie des cyclistes livreurs de New York utilisent ce type de vélos.

par Olivier Grouse 20 Fév 2019 09:14

Chaque jour, pas moins de 50 000 livreurs à vélo parcourent les rues de New York. Selon les estimations, plus de la moitié d’entre eux utilisent des modèles électriques. Le vélo à assistance électrique (VAE) est devenu un outil essentiel dans ce travail ardu, où les journées peuvent durer jusqu’à 10 heures, six jours par semaine.

Toutefois, jusqu’à tout récemment, les vélos électriques étaient en réalité illégaux, entraînant souvent de lourdes amendes et des pénalités pour les livreurs. L’État de New York considère en effet les VAE comme des véhicules motorisés et exige qu’ils soient enregistrés auprès du Département des Véhicules à Moteur de l’État (DMV). Mais selon le DVM de New York, les vélos électriques ne peuvent pas être enregistrés. Il est donc illégal de les utiliser dans la rue.

Les cyclistes surpris en train de faire du vélo électrique sont donc passibles d’une amende de 500 dollars et de la confiscation de leur engin. En octobre 2017, le maire de New York, Bill De Blasio a introduit une nouvelle amende de 100 dollars pour les entreprises dont le travailleur est surpris avec un vélo électrique, en plus de punir les coureurs individuels.

Dernièrement, cependant, il semble que la ville commence à les adopter. Non seulement New York a récemment modifié ses règles pour les VAE, mais la ville a également commencé à déployer de nouveaux programmes majeurs de partage de vélos électriques destinés aux navetteurs et aux touristes.

Il est reproché aux vélos électriques d’être trop silencieux et trop rapides. Certains peuvent aller jusqu’à 45 km/h. Les VAE existent dans une zone juridique obscure à travers le pays. Ils sont légaux en vertu de la loi fédérale, mais les États et les villes contrôlent totalement la manière dont ils sont réglementés dans la rue.

Dans cet imbroglio entre les villes et les états, beaucoup d’immigrés sont ainsi verbalisés malgré les dires de l’administration de De Blasio. «Le maire a clairement indiqué que l’application de cette loi devrait viser les entreprises et non les travailleurs. C’est ce que le département de police doit viser», a écrit Seth Stein, porte-parole du bureau du maire, dans une déclaration au Guardian.


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