Essai C 400 X : que vaut le nouveau gros scooter de BMW ?

La marque à l’hélice développe sa gamme de scooters avec un modèle de 400 cm3 à la finition et au confort soignés. Ce BMW C 400 X dont le look atypique s’inspire de la BMW R 1200 GS, peut aussi recevoir un intéressant système multimédia connecté.

par Maxime Fontanier 06 Juil 2018 12:10

8/10
Le choix Tom's Drive

BMW C 400 X

Une finition impeccable

6 950€  BMW
On aime
  • Qualité de fabrication soignée
  • Performances et comportement routier rassurants
  • Equipement à la pointe
On n'aime pas
  • Options nombreuses et trop coûteuses
  • Style particulier et seulement deux couleurs
  • Indications du GPS peu lisibles sur les ronds-points
Verdict

Le BMW C 400 X respecte son blason en matière de finition, de confort et de comportement routier. Son petit moteur de 350 cm3 offre des performances très satisfaisantes et ses aspects pratiques n’ont pas été négligés. Dommage qu’il facture trop lourdement sa clef main libre et son bel écran couleur très lisible mais dépourvue de cartographie.

MoteurMonocylindre 350 cm3
Puissance 34 ch
Couple 35 Nm
Vitesse maxi140 km/h
Poids 204 kg
Hauteur de selle 775 mm
Consommation moyenne de l'essai4,4 l/100 km
Autonomie 280 km
Fiche technique

BMW a déjà fait appel au spécialiste Taïwanais Kymco pour motoriser ses scooters haut de gamme BMW C650 Sport et GT. On pouvait donc penser que le BMW C 400 X serait une version rebadgé du nouveau Kymco XCiting 400. Il n’en est rien. Le dernier scooter béhème de « petite cylindrée » est un produit de conception germanique avec une motorisation spécifique dont les caractéristiques ont été définies par les ingénieurs de Munich. Mais pour conserver un tarif compétitif, le BMW C 400 X est assemblé en Chine dans les usines du constructeur Loncin.

5 raisons de craquer (ou pas) pour le BMW C 400 X

 Oui pour sa finition à l’allemande

Le BMW C 400 X respecte bien la traditionnelle rigueur germanique en matière de qualité de fabrication. Son carénage est bien assemblé avec une visserie siglée BMW et une peinture bien appliquée. Les bandes antidérapantes bien intégrées dans le plancher ou encore les durites de frein en acier tressé témoignent d’un grand souci du détail. A cela s’ajoute un bras oscillant en aluminium et un pot d’échappement en acier inoxydable.

La selle épaisse et large se montre aussi confortable pour le pilote que le passager. Et ce dernier dispose de larges poignées de maintien. L’instrumentation analogique de série se dote d’un compte-tours à aiguille et intègre un ordinateur de bord digital assez exhaustif. Les commandes au guidon sont aussi bien intégrées et se manipulent facilement avec des gants.

Oui pour sa connectivité évoluée

Outre un regard commun avec la prestigieuse BMW R 1200 GS, le C 400 X peut lui aussi recevoir une instrumentation numérique connectée avec un écran TFT de 6,5 pouces. Une instrumentation facturée 605 € en option qui s’accompagne d’une application BMW Connect à télécharger gratuitement sur son smartphone. Ce tableau de bord offre une excellente lisibilité même en plein soleil et permet d’accéder facilement à ses playlists de musique ou ses contacts téléphoniques. Ce système est évidemment compatible avec l’intercom BMW Motorrad, mais aussi avec d’autres marques spécialisées dans les kits Bluetooth pour les casques de moto comme Sena.

L’application BMW Connect propose également une fonction navigation utilisant les données de Here, le spécialiste de la cartographie racheté à Nokia en 2015 par un consortium BMW, Mercedes et Audi. Faute de pouvoir afficher une carte en couleur, l’écran de navigation annonce les directions avec des flèches et les noms des voies. A l’usage, il faut bien reconnaître que cet affichage très clair est bien plus sécurisant que de regarder l’écran d’un smartphone sur le guidon.

En revanche, la flèche d’indication reste droite sur les ronds-points ce qui nécessite de compter les sorties indiquées sous forme de chiffres. Autre limite du système, la géolocalisation dépend de la qualité du réseau sur votre smartphone. Ce dernier peut être rechargé sur une prise 12 V située dans la boîte à gants de droite assez spacieuse et dotée d’une serrure électrique comme celle de gauche.

Non pour le coût abusif de ses options

A 6 950 €, le BMW C 400 X s’affiche au même tarif que le Yamaha X-MAX 400 mais réclame 290 € supplémentaires pour disposer de sa clef de démarrage main-libre. Cette dernière permet aussi de déverrouiller les deux boîtes à gants et le coffre. Un pack confort comprend des poignées et une selle chauffante moyennant 395 €. Si l’on ajoute l’instrumentation TFT à 605 € décrite précédemment, le tarif passe à 8 240 €. Même le petit allumage de feu de jour avant à LED est facturé 100 € bien que les projecteurs d’origine soient également à LED.

A cela s’ajoute une longue liste d’accessoires classiques intégrant un pare-brise haut, un tablier, un top case ou encore un support pour smartphone. Notez qu’un GPS Navigator 7 avec cartographie couleur figure aussi dans la liste mais son écran est séparé de l’instrumentation.

Oui pour ses performances et sa partie cycle de haute volée

Le petit monocylindre en aluminium du BMW C 400 X ne revendique en fait que 350 cm3. Une cylindrée modeste qui ne l’empêche pas de faire décoller promptement les 204 kg du scooter au feu vert. Ces accélérations franches s’accompagnent de bonnes relances entre 80 et 130 km/h. De quoi atteindre facilement la vitesse de pointe de 140 km/h.

La partie cycle mérite aussi des compliments pour sa tenue de cap à haute vitesse et en courbe. Le train avant n’est pas d’une grande vivacité mais la stabilité est de mise et l’antipatinage rassure sur le mouillé. Côté freinage, les deux disques dotés de solides étriers 4 pistons offrent un mordant rassurant et un dosage aisé.

Oui pour son confort soigné et ses aspects pratiques

Faute d’offrir les débattement de suspensions d’une BMW R 1200 GS, le BMW C 400 X se montre assez ferme sur les saignées prononcés mais filtre correctement les petits chocs. Il peut aussi compter sur l’excellent niveau de confort de sa selle d’origine très épaisse. Si le pare-brise d’origine est un peu court, la protection des jambes et du buste se révèle très efficace pour un scooter de ce gabarit. Les ingénieurs de chez BMW ont aussi travaillé sur le confort vibratoire. Grâce à un arbre d’équilibrage, le monocylindre ne génère pas de fourmillement dans le guidon ni dans la selle.

Côté pratique, les deux boîtes à gants sont assez spacieuses pour y loger un grand téléphone et se verrouillent électriquement comme le coffre. Assez long mais peu profond, l’espace de rangement sous la selle ne permet de transporter qu’un casque jet en roulant. Mais à l’arrêt, il est possible d’augmenter la profondeur au-dessus de la roue arrière grâce à un soufflet en kevlar baptisé Flexcase. De quoi ranger un grand casque intégral ou un modulable.

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