Révolution à la SNCF : « Le train autonome, c’est parti ! »

« Le train autonome, c'est parti ! », C’est avec ces mots que Guillaume Pepy, Président du Directoire de la SNCF a officiellement lancé une nouvelle révolution technologique en annonçant le projet de la SNCF de créer et gérer des trains autonomes dès 2023.

par Olivier Grouse 14 Sep 2018 17:00

S’il est un domaine du transport déjà très automatisé, c’est bien le rail. Que ce soit le métro, le tramway, le train de passagers, ou le train de fret, la contribution humaine est minime, et pourtant toujours indispensable. Les efforts d’automatisation existent. Le système d’automatisation de l’exploitation des trains (SAET) en est un exemple. Créé par la RATP dans les années 1990, il est aujourd’hui le système d’exploitation des trains sur les lignes 1 et 14 du métro de Paris.

La SNCF vient d’annoncer et de communiquer un objectif bien plus tecnologique et grandiose, une révolution dans le monde du transport sur rail : le développement des prototypes de trains autonomes d’ici à cinq ans.

Le 12 septembre 2018, la SNCF a donc annoncé la création d’un consortium avec neuf partenaires, dont Alstom, Bombardier, Bosch et Thales pour créer un réseau de trains autonomes. Les avantages potentiels sont très attrayants pour la direction de la SNCF… et pour les usagers. Entre autres, l’automation permettra d’harmoniser le trafic et la vitesse, de fluidifier l’exploitation ferroviaire, et d’améliorer la régularité et la ponctualité. Par exemple, un système autonome permettra de faire rouler plus de trains sur les lignes fréquentées, et ainsi d’optimiser la consommation d’énergie, et en conséquence les bénéfices.

La première étape est de développer une autonomie de niveau 2 pour les TER, le Transilien et le RER Eole dès l’an prochain en vue d’un déploiement en 2023. Les trains FRET seront les suivants dans l’ordre de transformation. Quant au TGV, un prototype est prévu en 2023 qui pourrait être déployé en 2025.

Le calendrier est «ambitieux», confirme Carole Desnot, Directrice de la recherche de l’entreprise publique. La SNCF va investir 57 millions d’Euros pour ce projet. Pour parvenir à ses fins, l’entreprise a regroupé ses partenaires en deux groupes distincts. Le premier consortium, composé d’Alstom, Altran, Ansaldo STS et Apsys a pour mission de développer le train de marchandises autonome. Le second, composé de Bosch, SpirOps et Thales, s’occupera du train de voyageurs. La révolution est en marche.


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