PSA doute de retourner aux Etats-Unis

Les droits de douane de 25 % imposés par le Président Trump aux voitures importées auraient un impact dramatique sur le retour prévu de PSA Peugeot-Citroën en Amérique du Nord. 

par La rédaction 19 Juil 2018 14:18

Les droits de douane de 25 % exigés par le Président Trump aux voitures importées pourraient avoir un impact catastrophique sur les constructeurs automobiles étrangers et nationaux en entrainant une hausse des prix des matières premières et des voitures. Victime collatérale, PSA Peugeot-Citroën qui pensait revenir en Amérique du Nord, devrait revoir ses plans.

Le Président de PSA Amérique du Nord, Larry Dominique, a déclaré récemment « [si] Trump impose des droits de douane de 25 % sur les voitures importées, le constructeur automobile français pourrait d’abord s’installer au Canada et attendre de voir ce qui se passe avec les États-Unis ». Et d’ajouter que « la compagnie devrait revoir le prix de ses véhicules en raison de prélèvements plus élevés. ». Et M. Dominique de souligner que « nous regardons de près ces droits de douanes qui ont un impact sur le rythme des livraisons et le prix d’importation des véhicules aux États-Unis. Je croise les doigts. »

M. Dominique, un ancien dirigeant de Nissan Motor Co, a déclaré que PSA avait déjà commencé à mettre en conformité ses futurs modèles afin de respecter les règles américaines en matière de sécurité et d’émissions. L’entreprise, qui a quitté le marché américain en 1991, n’a pas encore décidé s’il reviendrait avec les marques Peugeot, Citroën ou sa ligne de luxe DS.

Le Département du commerce américain étudie actuellement l’impact des voitures importées sur le marché intérieur en tant que menace pour la sécurité nationale, qui est le seul moyen légal pour le Président d’imposer de nouveaux tarifs. C’est une suggestion extrêmement impopulaire parmi presque tous les groupes concernés, car les politiciens, les constructeurs automobiles, les fournisseurs, les économistes et bien d’autres s’y sont opposés. Toutefois, les droits de douane voulus par Trump n’auraient pas d’impact sur l’entrée de PSA au Canada, grâce à un nouvel accord de libre-échange franco-européen. M. Dominique a également détaillé d’autres projets pour PSA, comme les 14 Etats qui ont été choisis pour lancer les ventes, l’exploration de nouveaux modèles de distribution innovants, ainsi qu’un service de partage de voitures impliquant 600 véhicules.


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