Nissan Leaf 2018 : la voiture électrique la plus vendue au monde se relance

On entend beaucoup parler de Tesla ces derniers temps, mais la voiture électrique la plus vendue dans le monde reste à ce jour la Nissan Leaf. Un modèle qui vient d'ailleurs de passer à sa seconde génération et qui a eu droit à une mise à jour censée résoudre le problème de surchauffe limitant ses performances. Elle n'embarque aucune révolution technologique, mais passons tout de même en revue les éléments qui peuvent lui permettre sur le papier de conserver son statut de leader.

par Driss Abdi 08 Jan 2019 10:00

Un style plus passe partout

La première Nissan Leaf de 2010 affichait des lignes singulières, sans doute pour revendiquer sa spécificité électrique par rapport au reste des automobiles de l’époque. Mais la nouvelle Leaf de seconde génération préfère un style plus classique, assez proche de celui d’une berline compacte classique à cinq portes. Logique, puisque les véhicules hybrides et électriques se banalisent de manière générale, et devraient exploser leurs ventes au cours de la prochaine décennie. Sorte de grosse Micra, la Leaf se contente donc d’incorporer les codes stylistiques actuels de Nissan. La Hyundai Ioniq électrique joue d’avantage les excentriques sur ce plan.

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Un intérieur plus classique

A l’intérieur aussi, la nouvelle Leaf cultive moins sa fibre électrique que la précédente mouture. Son habitacle ressemble à celui d’une berline classique, avec seulement quelques détails pour trahir la nature de son moteur. Le dessin de la commande de boîte par exemple, ou les petites touches de bleu sur le bouton de démarrage et l’instrumentation. Les places arrière et le coffre pourraient se montrer plus généreux, mais ils offrent le minimum acceptable pour une auto de cette taille.

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Une connectivité complète

Côté connectivité, la Leaf incorpore les incontournables du marché. Son ordinateur de bord offre un bon niveau d’intégration du smartphone, et utilise à la fois les interfaces Apple Carplay et Android Auto. A l’heure où même les citadines les plus bas de gamme s’y mettent, il aurait été fâcheux d’oublier ce genre d’équipement.

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Une puissance revue à la hausse

Sous le capot, point de révolution. La Leaf utilise toujours un simple moteur électrique dont la puissance passe tout de même de 109 à 150 chevaux alors que le poids reste au-dessus des 1 500 kilos. Mais les performances progressent assez nettement avec un 0 à 100 km/h expédié en 7,9 secondes, c’est à dire pas si loin d’une petite GTI plus puissante. Sur la route, elle fait bien mieux que la précédente Leaf mais certaines rivales électriques comme la E-Golf restent plus amusantes à conduire.

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Une seule pédale

Motorisation électrique oblige, la Leaf possède plusieurs modes de conduite qui permettent de maximiser sa fonction de récupération énergie. Le nouveau mode E-Pedal permet quasiment de n’utiliser qu’une seule pédale (celle de l’accélérateur) : dès que vous levez le pied, l’auto freine naturellement en rechargeant ses batteries.

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Des aides à la conduite

Côté aides à la conduite, la Leaf de seconde génération fait aussi son maximum en proposant le Pro-Pilot, de série sur la version haut de gamme Tekna (1000€ sur les autres finitions). Comme l’Auto Pilot de chez Tesla, il fait office de super régulateur de vitesse adaptatif en surveillant l’écart avec les voitures de devant, et en lisant les lignes sur le sol. Il ne s’agit en revanche pas d’un véritable système de conduite autonome, et vos mains ne doivent jamais quitter le volant.

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Près de 300 km d'autonomie

Grâce à des batteries plus modernes, la Leaf progresse sur le plan de l’autonomie et frôle désormais les 300 kilomètres en utilisation normale. Comptez malheureusement 21 heures pour la recharge sur une prise classique 220 volts, sept heures sur une Wallbox de 32A, ou environ 50 minutes pour recharger à 80% sur une borne de charge rapide à 50 kW.

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Un prix compétitif

Côté tarif, le prix de base est de 33 900€ et peut grimper jusqu’à 38 900€ pour la finition haut de gamme, avec un bonus écologique de 6000€ à soustraire. A équipement équivalent, elle coûte légèrement moins cher que ses concurrentes compactes (Volkswagen e-Golf, Hyundai Ioniq), mais demeure moins abordable qu’une citadine électrique comme la Renault Zoé Z.E.40.

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