Mercedes Classe B, on a testé le plus tech des monospaces

Pour sa troisième génération, la Mercedes Classe B voit son style évoluer en douceur tandis que l’intérieur change radicalement. Plus moderne, le monospace premium propose des fonctionnalités inédites sur le segment tel qu’un GPS enrichit avec la réalité augmentée.

par Driss Abdi 13 Juin 2019 10:00

Alors que les SUV occupent le devant de la scène, Mercedes offre une mise à jour à sa Classe B. Lancé en 2005, le monospace premium compact avait déjà eu droit à une mise à jour en 2011. De quoi soutenir les ventes à hauteur de 1,5 million d’unités dans le monde, et 14 000 en France. Cette troisième génération se veut être une alternative dynamique et efficiente aux SUV. Un modèle rationnel et attirant. Alors faut-il craquer pour cette Mercedes Classe B ?

7/10

Mercedes Classe B (2019)

La monospace le plus tech

à partir de 32 500€ 
On aime
  • La finition irréprochable
  • Le système MBUX
  • Le confort général
  • Les performances dynamiques
On n'aime pas
  • Le volume du coffre limité
  • Les aides à la conduite parfois intrusives
  • La reconnaissance vocale perfectible
Verdict

Plus épurée avec un ligne sportive renforcée, la nouvelle Mercedes Classe B affiche en outre des performances revues à la hausse. Mais c’est surtout à bord que le technophile y trouvera son compte avec un système embarqué innovant et des fonctionnalités bien trouvées à l’image de la réalité augmentée qui vient assister la navigation GPS. Seul grief, ses aides à la conduite peuvent parfois se montre un peu trop envahissantes.

Moteur 4 cylindres en ligne, 16 soupapes, 1 950 cm3
Puissance 150 chevaux
0 à 100 km/h 8,3 secondes
Vitesse max sur circuit 219 km/h
CO2 112 g/km
Malus 0 €
Fiche technique

Oui, pour son style tranquille

Le design de la Mercedes Classe B évolue en douceur, à tel point qu’on pourrait croire à un simple facelift sous certains angles. Pourtant, cette nouvelle version a bel et bien évolué. En témoigne son style plus épuré qui limite désormais les arêtes, tout en affichant des épaules plus musclées et un diffuseur arrière. L’ensemble vient ainsi renforcer son caractère sportif. Certes il s’agit toujours d’un monospace, mais celui-ci a néanmoins très fier allure, notamment avec des jantes 17 pouces de série, et surtout le cx le plus faible de la catégorie.

Les porte à faux sont plus courts, les surfaces vitrées ont été élargies, tandis que Les phares sont affinés et la ligne de toit plus plongeante.

Oui, pour son habitabilité

Avec un empattement plus long de 3 cm, la nouvelle Mercedes Classe B offre plus d’espace à bord. Si les autres côtes restent inchangées, le constructeur annonce avoir retravaillé l’espace intérieur en profondeur. En résultent une meilleure habitabilité grâce à 3 cm de plus en largeur et des sièges élargis de 4 cm. Le confort est bel et bien au rendez-vous et le monospace est taillé pour les familles. Celles-ci profiteront d’ailleurs d’un coffre de 455 litres, et 705 litres grâce à la banquette coulissante. Au final, la Classe B peut offrir jusqu’à 1 540 litres au maximum, soit le volume le plus important du segment.

Oui, pour l’instrumentation numérique

À l’intérieur, le changement est encore plus radical. Plus moderne, l’instrumentation fait la part belle au numérique. Non content de proposer un pavé tactile au milieu de la console centrale, le constructeur en a également ajouté deux sur le volant. Ces derniers ne sont d’ailleurs pas sans rappeler ceux des anciens smartphones Blackberry sous Blackberry OS 10 pour ceux qui s’en souviennent.

La planche de bord empruntée à la Mercedes Classe A accueille deux écrans. Plusieurs configurations sont possibles pour ce MBUX, avec un écran de 7 pouces (960 x 540 pixels) placé derrière le volant pour l’instrumentation, et un second lui aussi de 7 pouces pour l’info-divertissement. Il est également possible d’opter pour un modèle de 10,25 pouces pour ce dernier, voire même pour deux écrans de cette taille en option. C’est d’ailleurs cette configuration qui équipait notre modèle d’essai.

Premier constat, outre l’aspect ultra moderne de l’ensemble, on est loin du gadget tape à l’oeil. Les interfaces affichent des graphismes réussis, et elles se montrent intuitives après quelques minutes à les manipuler sans la moindre assistance. À des années lumière de ce que proposait Mercedes jusqu’à présent. Le pavé tactile est un peu redondant et pas forcément indispensable mais il a le mérite d’être là. Les nombreux boutons sur le volant demandent un petit temps d’adaptation mais une fois qu’on en a pris toute la mesure, le système se laisse facilement apprivoiser.

Dernier petit détail pas indispensable mais qui fait son petit effet, les buses au design très aérodynamique intègrent des LED dont la lumière change en fonction de la température : bleu pour l’air froid et rouge pour le chauffage.

Non pour la commande vocale

Mercedes propose également sa commande vocale, le constructeur vantant même sa capacité à comprendre le langage naturel ou encore les différents accents. Mais dans la pratique, il faut bien avouer que cette solution ne nous a pas vraiment impressionné, loin de là.

En effet, sans même lui demander la lune, celle-ci a été incapable de simplement couper le son de la radio par exemple. Finalement on lui préfère largement Siri qui est accessible en branchant un iPhone sur une des prises USB (certaines sont au format USB Type C). Certes, l’assistant d’Apple ne peut pas contrôler les systèmes de la voitures (radio, climatisation, etc.), mais pour passer des appels, écouter ou dicter des SMS, demander une destination sur Apple Plans ou Waze via CarPlay, ou encore sélectionner des morceaux, il reste imbattable. En revanche « Hey Mercedes » s’avère pratique pour saisir une adresse dans le GPS, ou encore pour régler la température de la climatisation, allumer les sièges chauffants ou encore fermer le store du toit ouvrant par exemple. Le tout sans jamais lâcher le volant de la voiture. Dans tous les cas, s’il est largement perfectible, le système est encore jeune et amené à évoluer au gré des mises à jour du logiciel.

Oui, pour la réalité augmentée et les technologies embarquée

À l’inverse, voici une innovation qui est très loin de certains gadgets. En effet, Mercedes s’essaye à la réalité augmentée pour rendre la navigation encore plus simple et plus efficace. Pour ce faire, la Classe B utilise la caméra avant pour afficher la vidéo sur l’écran principal. 

Des flèches bleues viennent alors se superposer à l’image en temps réel pour indiquer précisément la voie à emprunter. Un peu comme si votre passager vous indiquait la direction à suivre du bout du doigt. Simple mais terriblement efficace. Le système va même plus loin en affichant les numéros de rue si vous en avez besoin. Vous n’aurez plus d’excuse si vous vous trompez, à condition d’acquérir cette option bien pratique et avant-gardiste facturée 300 euros.

Tout aussi original mais déjà plus dispensable, le Pack Energizing (150 euros) fonctionne de concert avec une montre connectée Garmin, en attendant une éventuelle compatibilité élargie. Celui-ci va régler automatiquement la température, l’éclairage ambiant et la musique en fonction de votre forme, notamment à l’aide du cardiofréquencemètre de la montre.

Enfin, le constructeur n’a pas lésiné sur les aides à la conduite avec notamment le régulateur de vitesse adaptatif associé à l’assistant de franchissement de ligne actif, l’avertisseur d’angles morts, le détecteur de somnolence ou encore la caméra de recul à 360°.

Oui, pour les prestations dynamiques

Pour sa dernière génération de Classe B, Mercedes gonfle tous ses moteurs avec un gain de puissance compris entre 7 et 15 ch. À noter que la motorisation diesel si décriée chez nous ces derniers temps, affiche un bonus/malus neutre. De plus, les versions 200d et 220d répondent d’ores et déjà à la norme Euro 6d qui entrera en vigueur l’année prochaine. Le gros des ventes de la Classe B étant représenté par des modèles diesel équipés d’une transmission automatique, ce sont ces versions qui ont d’abord été lancées avec une boîte à sept et huit rapports. Si vous avez une préférence pour une boîte manuelle, vous économiserez 2 200 euros.

Nous avons pu prendre le volant de la 200d avec son 2.0 l développant 150 ch et 320 Nm. Ce dernier ne manque pas de vigueur, autorisant même la Classe B à passer de 0 à 100 km/h en seulement 8,3 secondes. Pas mal pour un monospace familial. Pour ne rien gâcher le confort est toujours au rendez-vous, surtout avec l’amortissement piloté disponible en option qui filtre parfaitement les imperfections de la route tout en limitant le roulis de la voiture qui est plus haute que la Classe A. Et on se surprend même à adopter une conduite relativement sportive. En revanche le système Presafe est bien trop intrusif. En mordant à peine sur la ligne blanche, celui-ci nous a surpris à plus d’une reprise en freinant automatiquement en et tournant le volant un peu trop brusquement. Bon point enfin pour la consommation avec une moyenne de 7,3 litres/100 km lors de notre essai à rythme soutenu.


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