Le plan Macron pour soutenir l’essor de la voiture électrique

Le projet d’un «Airbus des batteries» est l'une des quatre mesures phares que le chef de l’État a dévoilées le mercredi 13 février pour soutenir l’essor de la voiture électrique.

par Olivier Grouse 21 Fév 2019 12:33

La Renault Zoe
La Renault Zoe

Emmanuel Macron s’est fixé comme objectif de soutenir l’essor de la voiture électrique en France et en Europe. Le président français a ainsi dévoilé le 13 février dernier un plan d’action qui se décline en quatre mesures phares.

La première est de créer un consortium franco-allemand en vue de développer une filière européenne de la batterie. Un investissement de 700 millions d’euros injecté par la France, et de 1,12 milliard d’euros promis par l’Allemagne dans le cadre d’un «projet important d’intérêt commun européen» qui financera cet «Airbus des batteries». Sa mission sera de concurrencer les fournisseurs asiatiques de cellules de batteries pour automobiles.

Des plaques bipolaires souples en polymères pour des batteries encore plus compactes
Une station de recharge Greenlots
Une station de recharge Greenlots

Trois autres mesures ont été annoncées en vue d’atteindre le chiffre de 1 million de véhicules électriques rechargeables sur les routes de France en 2022 (contre 207 000, fin 2018). Notamment en sécuraisant financièrement les acheteurs potentiels en donnant, dans le courant de l’année 2019, une visibilité sur le montant du bonus écologique à long terme, c’est-à-dire jusqu’en 2022.

En termes d’infrastructure, le président Macron s’engage à développer un réseau dense et adapté de bornes de charge, avec un objectif de 100 000 bornes, en 2022, sur le territoire. Il promet aussi un travail précis sur leur localisation, une partie des actuels 25 000 points de recharge étant actuellement sous-utilisés en raison d’une implantation mal pensée.

Navette autonome Navya
Navette autonome Navya

Enfin, le gouvernement encourage le développement des nouvelles technologies dans le domaine de la conduite autonome, en particulier des services de transports autonomes à la demande en «taille réelle» en 2021. Et donc à une échelle nettement supérieure à celle des expérimentations actuellement en cours.

Carlos Tavares, le patron de PSA, s’exprimant en tant que président de l’Association des Constructeurs Européens d’Automobiles, a déclaré : «Les constructeurs ont pris beaucoup de risques pour se lancer dans l’électrique. Il faut maintenant convaincre le client. Et, pour cela, relever trois défis: fabriquer des voitures accessibles financièrement, densifier l’infrastructure de charge et apaiser l’anxiété en matière d’autonomie»

Navette autonome Transdev
Navette autonome Transdev
La navette autonome Navya Mia en test sur route ouverte à Lyon

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  • astruc, 10/03/2019 - 13:26

    il faut ajouter que la fabrication et l’utilisation massive et croissante des batteries des véhicules électriques présentent des risques professionnels importants, du fait principalement des substances chimiques toxiques et corrosives (métaux lourds, acides, alcalis) que contiennent les piles et accumulateurs électriques, mais aussi à cause de leur poids dans le cas de la manipulation des batteries et des possibilités d’explosion, d’incendie et d’électrisation et d’électrocution (arc, choc) : http://www.officiel-prevention.com/protections-collectives-organisation-ergonomie/risque-chimique/detail_dossier_CHSCT.php?rub=38&ssrub=69&dossid=526

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