Le palladium, un élément clé du boom de la mobilité hybride

D’après Bloomberg qui cite Norilsk et Julius Baer, la demande de palladium dans les voitures hybrides est en forte augmentation et bat des records successifs ces derniers mois.

par Olivier Grouse 31 Déc 2018 14:00

Le palladium a été le métal le plus « hot » de l’année 2018. Principalement utilisé pour réduire la pollution des moteurs à essence, il est désormais très demandé par les constructeurs de voitures hybrides. Cette technologie nécessite également des métaux précieux pour lutter contre la pollution, et représente un pourcentage en hausse constante de la demande future, a déclaré Anton Berlin, Responsable des Analyses et du Développement du Marché chez Norilsk Nickel PJSC, société de minage russe.

Le palladium a gagné 19% cette année et a établi des records successifs ces derniers mois, dépassant parfois l’or en tant que métal majeur le plus précieux. La demande a dépassé l’offre pour la septième année consécutive en 2018. L’utilisation combinée du palladium dans les véhicules hybrides et hybrides rechargeables en 2018 a été près de trois fois supérieure à celle de 2016.

Historiquement, le Palladium vient d’atteindre son record de 1 275 dollars/once (=39 319 Euros/kg) le vendredi 28 décembre 2018, à comparer à son niveau de 78,25 dollars en août 1991. Et les perspectives de la demande restent optimistes. Le nombre de voitures équipées d’un catalyseur contenant un groupe de platine va probablement passer de près de 76 millions à plus de 90 millions en 2025, selon Carsten Menke, stratège en matières premières chez Julius Baer Group Ltd.


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