Le Mitsubishi L200 fait peau neuve

Un nouveau look et plus de tech, ce sont les ingrédients de base de cette nouvelle version du pick-up Mitsubishi L200. Grâce à cela, cet engin né utilitaire voici 40 ans entends montrer que praticité, design et technologies sont tout à fait conjugables. Pour en juger, nous avons mis ses roues dans la rocaille du Mercantour.

Alexandre Lenoir

Le Mistubishi L200 ClubCab
Le Mistubishi L200 ClubCab

Bienvenue au Club

Les pick-ups sont désormais soumis aux mêmes taxes que les véhicules particuliers traditionnels, à moins qu’ils ne soient dans une déclinaison purement utilitaire. Chez Mitsubishi Motors France, le L200 est donc proposé en deux versions. Le modèle Cabine Club (celui que nous avons essayé) qui mesure 5,21 mètres est homologué pour 4 personnes, les sièges arrières étant surtout des places d’appoints plus proches de strapontins que du fauteuil. Leur accès se fait par une demi-porte antagoniste. La déclinaison taxée, elle, est dite double-cabine. Elle est plus longue de 9 centimètres et possède cinq vraies places et tout le malus qui va avec.

Les demi-portes antagonistes arrière permettent l'accès aux strapontins
Les demi-portes antagonistes arrière permettent l'accès aux strapontins

Utilitaire de style

Le Mitsubishi L200 est l’un des véhicules stratégiques du constructeur japonais. Si l’Europe en général et la France en particulier ne sont pas ses principaux marchés, il représente cependant 15 % des ventes de la marque au niveau mondial. Sur sa route, il doit se mesurer au Ford Ranger, Nissan Navara, Toyota Hi-Lux ou Volkswagen Amarok. Même si la vocation première est utilitaire, le style et l’équipements revêtent donc une importance indiscutable.
Pour ce qui est du style, sur cette sixième génération de L200, Mitsubishi a entièrement retravaillé le dessin de la carrosserie. Certes, la ligne générale d’un pick-up reste assez convenue (même si Tesla voudrait bien casser les codes avec son Cybertruck) mais cela n’empêche pas de coller à son époque. Le nouveau L200 s’est donc aligné sur les codes visuels Dynamic Shield de la marque (que l’on retrouve notamment sur l’Outlander) en remontant sa calandre de 4 centimètres en en modifiant significativement tout le dessin de l’avant, du bouclier jusqu’aux ailes.

Le style Dynamic Shield du L200 est en phase avec celui des autres véhicules de la marque
Le style Dynamic Shield du L200 est en phase avec celui des autres véhicules de la marque

Sérieux et standing

L’intérieur est plus classique, même si de gros efforts ont été entrepris pour élever le standing à ce qui se rapproche de celui d’une berline, ou plutôt d’un SUV, plus civil qu’utilitaire. On l’a dit, les places arrières sont plus que symboliques : mêmes des enfants s’y sentiront un peu à l’étroit. En réalité, ces places tiennent le plus souvent le rôle de porte bagage, surtout lorsque la benne n’est pas équipée d’un coffre ou d’une protection contre les intempéries.
En revanche, à l’avant, la présentation est effectivement plutôt soignée. Les sièges ont été redessinés par rapport à la génération précédente et même si la vocation mi-utilitaire, mi-tout terrain n’est pas reniée, la disposition de l’équipement, matériaux et ajustements ne dépareilleraient pas dans un SUV classique. Sur le tunnel central on trouve la molette de sélection du mode de conduite. De deux roues-motrices pour la route, le L200 peut ainsi passer en 4×4 permanent, 4×4 verrouillé et 4×4 avec boîte courte, ce dernier mode étant à réserver aux terrains les plus cassants.

Un pick-up pas déconnecté

Côté équipement, la connectivité CarPlay et Android Auto est proposée en série. Le système multimédia ne comprenant pas de navigation (un GPS est présent, mais il ne sert qu’à indiquer la position sur trois axes), c’est l’une des applications du smartphone connecté qui sera utilisée. Côté aide à la conduite, le L200 est là aussi au niveau de ce que propose de nombreux SUV actuels : détection des angles morts, alerte de trafic transversal arrière (une bénédiction lors des manœuvres de parking), caméras 360° pour faciliter les manœuvres et le franchissement, système anti-collision frontal, avertissement de changement de ligne, aide au démarrage en cote, etc. Côté confort, deux prises USB, une très japonaise prise HDMI, des sièges chauffants et une climatisation bi-zone sont proposés.

Un vrai 4×4

Enfin, la motorisation évolue aussi. C’est désormais un bloc 4 cylindres diesel unique de 2,2 litres et 150 chevaux qui officie sous le capot. Il est assisté par une boîte manuelle à 6 rapports ou une nouvelle boîte automatique, également à 6 rapports. Les prestations tout terrain sont assurées par le dispositif Super Select 4WD-II auquel s’ajoutent le contrôle de vitesse en descente et un sélecteur de mode off-road sur certaines versions. Les suspensions sont, elles, reprises de la génération précédentes mais bénéficient d’un nouveau tarage et d’amortisseurs renforcés. Le freinage fait appel à des disques plus gros également, le tout devant améliorer les prestations routières qui sont généralement le point faible de ce type d’engin.

Les dessous de la bête cachent des suspensions retravaillées
Les dessous de la bête cachent des suspensions retravaillées

Ça passe, ou ça passe

Durant notre prise en main, nous avons essentiellement pratiqué des parcours off-road. C’est incontestablement un domaine dans lequel le L200 est à l’aise. Rocaille, boue, sable, gué : rares sont les épreuves qui le stoppent. Son angle d’attaque inchangé de 30° lui permet de franchir de front des marches impressionnantes. Cependant, les quelques parcours de liaison sur le bitume que nous avons pu réaliser montrent une auto certes plus rustique qu’un SUV « civilisé », mais très capable. À noter, le rayon de braquage de 5,9 mètres est avancé comme étant le meilleur de sa catégorie.

Ballade dans les chemins caillouteux ou transport de matériel : le L200 passe là où votre SUV s'arrête
Ballade dans les chemins caillouteux ou transport de matériel : le L200 passe là où votre SUV s'arrête

Le moteur du L200 répond à la norme Euro 6d et il avale environ 9 litres de gasoil aux cents-kilomètres selon le cycle WLTP. Son tarif, qui dépend évidemment du type de cabine choisi, s’échelonne de 25 825 euros hors-taxe pour un Club Cab d’entrée de gamme à 42 490 euros TTC pour un double cabine en finition haut de gamme. Notre modèle d’essai, un Club Cab en finition haut de gamme, est facturée 30 158 euros HT (soit un peu plus de 36 000 € TTC).


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