Lady Florence Norman, une suffragette sur sa trottinette électrique en 1916

Une très ancienne photo de trottinette électrique invite à la réflexion et au débat entre les énergies fossiles et les nouvelles technologies.

par Olivier Grouse 14 Fév 2019 09:00

Lady Florence Norman, une suffragette, sur sa trottinette électrique en 1916
Lady Florence Norman, une suffragette, sur sa trottinette électrique en 1916

Une ancienne photo de Lady Florence Norman, une suffragette se rendant dans des bureaux à Londres où elle était superviseur, relance le débat sur les origines et l’évolution de nos modes de transport. La photo date de 1916, et l’engin sur lequel elle se tient debout est bel et bien une trottinette électrique. La petite histoire retiendra que c’était un cadeau d’anniversaire de son mari, le journaliste et politicien libéral Sir Henry Norman.

Le premier véhicule de «production» date du 29 janvier 1886
Le premier véhicule de «production» date du 29 janvier 1886

Cette photo est un rappel que dans l’histoire de l’automobile, de nombreuses technologies ont été créées, développées et quelque fois délaissées. Ainsi la toute première automobile à vapeur capable de transport humain de Nicolas-Joseph Cugnot en 1769 devenait obsolète en 1808 avec l’arrivée du moteur à combustion interne fonctionnant à l’hydrogène. Ce dernier fut à son tour remplacé par le premier moteur à combustion à essence en 1870. C’est désormais l’automobile à essence ou au gasoil de Karl Benz qui est créditée du titre de premier véhicule de «production» depuis le 29 janvier 1886.

La première voiture électrique a peut-être été construite par l'inventeur anglais Thomas Parker en 1884.
La première voiture électrique a peut-être été construite par l'inventeur anglais Thomas Parker en 1884.

C’est en 1828, qu’Ányos Jedlik, un Hongrois a inventé la première machine rotative à électro-aimants et à collecteur, et créé un petit modèle de voiture. Suivent Johann Michael Ekling, Michael Faraday, Moritz Hermann Jacobi, jusque 1834 et la voiture de Thomas Davenport. Le coût élevé, la faible vitesse de pointe, la faible autonomie des véhicules électriques à batterie et le caractère féminin de l’électricité, ont ensuite entraîné une baisse de leur utilisation dans le monde entier.

Des faiblesses que les nouvelles technologies s’efforcent de colmater. L’histoire se répètera-t elle ? À suivre…

Les Peugeot L45 et L500 R Hybride
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