La Ville de Paris impose une redevance aux opérateurs de free-floating

Trottinettes, vélos et scooters: la Ville de Paris espère mieux réguler les opérateurs de free-floating.

par Olivier Grouse 28 Mar 2019 14:00

De nouveaux modes de circulation non polluants et silencieux se multiplient dans la capitale. Mais ils ne sont pas sans poser de réelles difficultés. Avec plus de 15 000 engins déjà présents dans Paris (toutes catégories confondues : scooters, vélos et trottinettes électriques) et 40 000 annoncés par les opérateurs pour les prochains mois, le public a aussi le sentiment d’un espace public saturé.

Afin de mieux contrôler les offres de free-floating (en libre-service), la Ville de Paris à annoncé récemment qu’elle souhaitait mettre en place une redevance pour les opérateurs qui souhaitent développer leur offre sur le territoire parisien. Ce projet sera présenté au prochain Conseil de Paris en avril.

Trottinettes électriques en libre service : 3 sociétés au banc d’essai

Après la charte de bonne conduite créée en juin 2018, la Ville de Paris souhaite donc aller plus loin. Celle-ci est censée offrir un cadre pour réguler l’espace public et mieux contrôler le flux des nouveaux entrants, qui n’étaient jusqu’ici pas tenus de se manifester auprès de la mairie avant leur installation.

Pour exemple, un opérateur ayant une flotte entre 1 et 499 engins devrait s’acquitter d’une redevance de :

  • 20 euros par engin sans motorisation ou doté d’une assistance électrique (notamment les vélos);
  • 50 euros par engin de déplacement personnel à motorisation électrique non immatriculé (dont les trottinettes électriques);
  • 60 euros par véhicule électrique immatriculé;
  • et enfin, 120 euros par véhicule thermique à deux ou trois roues immatriculé.

Ces tarifs sont prévus par une délibération qui sera présentée au Conseil de Paris en avril. reste à voir s’ils seront répercutés sur la facture finale des utilisateurs.


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