La pollution persiste à Paris malgré le confinement

Malgré des déplacements réduits au strict nécessaire et la baisse du trafic, la pollution à Paris grimpe d’un cran et atteint un niveau "moyen".

par Soufyane Benhammouda 23 Mar 2020 07:26

Se reposant sur les chiffres enregistrés par les spécialistes en matière de qualité de l’air, la Mairie de Paris, comme d’autres villes, a décidé de mettre en place des mesures pour limiter la circulation automobile, supposée grande coupable de la pollution dans la capitale. Mais les récents évènements semblent remettre en cause tous les discours politiques entendus à ce jour.

Malgré nos doutes les plus profonds, nous pouvions presque y croire au regard de la fréquence des discours moralisateurs des pouvoirs publics : l’automobile serait la principale (sous entendu la seule ?) coupable de la pollution à Paris ou dans les autres grandes villes autour du globe. Malgré l’incohérence de celles-ci, notamment en ce qui concerne celle des vignettes Crit’air, les mesures ont quand même poussé les voitures en dehors de la capitale. De quoi donner du grain à moudre à la Mairie de Paris, qui s’est félicitée d’avoir fait baisser le niveau de pollution.

Alors que toute la France est en confinement, la circulation automobile a été réduite à son strict minimum. De quoi continuer à faire baisser la pollution donc, comme le prouve certains clichés satellites et/ou photographique en provenance de Chine. Pourtant, cette semaine, Airparif a jugé la qualité de l’air de la capitale comme « moyen », et ce malgré l’absence de voiture.

Malgré l'absence de circulation, l'air parisien se dégrade ces derniers jours
Malgré l'absence de circulation, l'air parisien se dégrade ces derniers jours

La saison et le chauffage responsables de la pollution à Paris

D’après Karine Léger, la directrice d’Airparif, cette dégradation de l’air à Paris est le fruit de plusieurs facteurs : « la pollution n’est pas liée qu’au trafic routier. On est dans une situation typique des épisodes de pollution printanière. Au mois de mars, il est assez courant d’avoir des conditions météorologiques qui favorisent la formation de particules à partir de gaz, avec des températures basses le matin et un ensoleillement élevé le reste de la journée ».

Aussi, le chauffage est en grande partie responsable de cette pollution, notamment avec le chauffage au bois qui semble persister. En raison du confinement prononcé par le gouvernement et de la présence des plusieurs millions de personnes à domicile, il est susceptible que ce chauffage soit plus important que d’habitude. Evidemment, la voiture n’est pas innocente, mais il semblerait qu’elle ne soit pas la seule coupable. En revanche, c’est la seule à être fortement punie au quotidien.


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