La moto électrique en road-trip avec une baroudeuse

Une aventurière nommée Trui Hanoulle fait la promotion de la moto électrique à travers un road-trip en Europe.

par La rédaction 24 Juil 2018 09:00

Photographe et designer, Trui Hanoulle est passionnée par les road-trips et par les motos. Cette motarde s’implique alors à faire connaître et apprécier la moto électrique. Elle est aussi à l’origine de l’Electric Night Ride qui s’est déroulé il y a quelques jours à Paris

Elektrogirl avait déjà connu l’aventure sur le chemin des hippies depuis l’Europe vers l’Inde. Et ce voyage ne l’avait pas laissée de marbre. Dans les coulisses d’une interview téléphonique menée par Automobile propre, Trui Hanoulle va raconter comment est venue l’idée de parcourir des kilomètres sur son bolide électrique. Après avoir été conquise par un essai, il aura fallu insister lourdement pour disposer de la Zero Motorcycles. Malgré les réticences du constructeur, Trui se lance sur la Zero DS dans un périple allant de la Belgique jusqu’à la Turquie.

« Sur la Zero DS, ce sont 4 batteries qui sont soudées ensemble en un seul bloc. J’ai bénéficié de l’option Power Tank qui revenait à ajouter une batterie, pour environ 20 % d’autonomie supplémentaire. Je disposais ainsi de 220-230 kilomètres de rayon d’action, avec un record à 273 km », estime Trui Hanoulle.

« Il fallait en revanche compter entre 12 et 13 heures de recharge. Si je branchais la Zero à 22 heures, ça voulait dire que je ne pouvais pas repartir avant 10 heures le lendemain matin. À condition encore de ne pas avoir eu à utiliser un réseau électrique mal équilibré. Parfois la recharge a été interrompue dans la nuit pour cette raison. Dans certains cas, je mettais mon réveil toutes les heures pour vérifier que ça se passait bien et j’allais me rendormir, heureusement assez facilement. Hormis ces problèmes et un défaut vite dépassé du chargeur fabriqué en Chine, l’aller retour Belgique-Turquie s’est bien déroulé et j’ai été ravie de ce voyage à tous les niveaux », relate-t-elle encore tout émue.

« J’ai apprécié de rouler à l’aise. En ralentissant le rythme, j’ai pu parler davantage avec des personnes en chemin, boire quelques cafés tranquillement, lire, etc. La limite d’autonomie m’a obligée à m’arrêter plus souvent, mais je l’ai pris comme un avantage », précise Trui Hanoulle. « Il y a un jour, j’ai tout de même parcouru 360 kilomètres en profitant de plusieurs recharges intermédiaires. C’était en Bulgarie, sur le trajet du retour. Je reconnais que certains jours, j’aurais apprécié de disposer de 100 à 150 kilomètres d’autonomie de plus », confie-t-elle.


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