Kinazo e1, l’innovation sur-mesure pour un VAE unique !

Les constructeurs de VAE ont beaucoup travaillé l'intégration de la batterie. Pour aller dans ce sens, l’essentiel des développements a concerné le cadre des vélos. Et l’aluminium demeure le matériau privilégié pour les VAE alors qu’il tend à déserter les VTT musculaires haut de gamme. Mais l’innovation est aussi au rendez-vous comme le prouve le Kinazo e1 que nous vous proposons de découvrir.

par Emmanuel Armanet 17 Oct 2018 10:00

La genèse

Kinazo est un bureau de design installé en Slovaquie qui a décidé de proposer un VTT à assistance électrique hors-norme. L’idée est de concevoir un modèle poussant très loin le concept d’intégration et qui offre de nouvelles possibilités de personnalisation allant jusqu’au sur-mesure. L’intégration concerne bien entendu la batterie qui disparaît totalement dans le tube diagonal du cadre, mais aussi l’ensemble potence cintre. Pour cela, Kinazo emploie un procédé de fabrication unique dans l’univers du cycle dont on vous dit tout.

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Un procédé de fabrication unique

OK dessiner un beau vélo est relativement facile, mais le fabriquer est un sérieux défi fait de maîtrise industrielle et de pérennité économique. Pour fabriquer son e1, Kinazo a retenu la technologie Additive Metal Manufacturing qui s’appuie sur le procédé DMLS, pour Direct Metal Laser Sintering que l’on peut traduire par frittage laser. Le cadre, mais aussi d’autres pièces du vélo, sont donc en réalité imprimés avec de la poudre d’aluminium. Ce procédé de fabrication offre de nombreux avantages. Il permet de maîtriser précisément les contraintes mécaniques pour obtenir un cadre le plus léger possible. De plus il s’adapte facilement aux desiderata des designers puisqu’il est capable de produire des formes complexes. En quelques clics, la géométrie du cadre sera adaptée aux mensurations du futur propriétaire ou à ses préférences de pilotage.

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Chérie, j’ai imprimé un vélo !

L’équipe de Kinazo s’est rapprochée du groupe Volkswagen qui possède en Slovaquie une usine dotée d’une imprimante utilisant le DMLS. Cette solution permet au géant allemand de fabriquer à nouveau et très rapidement, des pièces en rupture de stock, notamment pour des véhicules de collection ou des prototypes. Pour cela, nous retrouvons à la manœuvre la plus grosse imprimante 3D DMLS du marché : faites place à la X Line 2000R de la société Concept Laser. Il s’agit d’un énorme bébé mesurant plus de 5 mètres de large pour une hauteur dépassant les 3 mètres. Elle intègre deux unités de fabrication s’appuyant sur deux lasers d’une puissance d’1 KW. La X Line 2000R pèse 9,2 tonnes et coûte… beaucoup d’argent. Elle va donc imprimer d’une seule pièce, le triangle avant, ainsi que l’ensemble haubans, bases et biellettes de suspension.

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Un vélo d’enduro très léger

Le Kinazo e1 a été conçu pour offrir un bon rendement sur le plat et dans les inévitables montées, tout en affichant une stabilité rassurante lorsque la pente s’inverse. Un gros travail de mise au point a donc été nécessaire pour réunir ces qualités souvent antinomiques. Le cadre ne pèse que 3,4 kg et sa rigidité serait très proche de celle d’un carbone tout-suspendu. Véritable VTT d’enduro capable d’affronter toutes les conditions, y compris les plus rudes en montagne, le e1 propose un débattement de 160 mm, à l’avant comme à l’arrière. La marque a opté pour une fourche et un amortisseur à air Fox. Le reste de l’équipement est au diapason : du haut de gamme avec de nombreuses possibilités de personnalisation. Kinazo va encore plus loin en concevant ses propres roues fabriquées en carbone cette fois. Elles affichent un design singulier avec des branches dissymétriques. Le vélo complet est annoncé autour des 20 kg c’est entre 2 et 4 kg de moins que la concurrence.

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Un moteur éprouvé

Pour animer son VTT, Kinazo compte sur vos jambes bien entendu, mais aussi sur un moteur électrique fourni par les Allemands de Brose. Ce moteur de 250 W assure une assistance jusqu’à 25 km/h. Deux batteries peuvent être intégrées dans le cadre. La première affiche la capacité classique de 500 Wh tandis que la seconde promet une autonomie exceptionnelle avec ses 650 Wh. Le système de commandes de ce moteur devrait combiner des éléments mécaniques intégrés et une application sur le smartphone du pilote.

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Passer à l’acte

L’idée de posséder un vélo unique, la MacLaren du VVTAE, vous séduit ? Comment aller plus loin ? Encore en développement, ce modèle d’exception verra l’ouverture du carnet de commandes signifiée sur le site de la marque. La première étape consistera à faire son choix dans différentes options de fabrication et d’équipement. Ensuite, une étude posturale Guru sera proposée au futur client afin de concevoir un cadre véritablement sur-mesure. Il sera possible d’aller encore plus loin en adaptant précisément le cadre au poids du cycliste ou à ses goûts en matière de comportement. Enfin viendra l’heure de la douloureuse avec un chèque de 20 000 euros au minimum. Mais quand on aime…

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