IFBattery promet une technologie «rechargeable» d’un nouveau genre

Des tests ont montré que la technologie de IFBattery pourrait fournir suffisamment d’énergie pour propulser un véhicule sur une distance de 3 000 km environ.

par Olivier Grouse 13 Fév 2019 14:00

John Cushman, Professeur à l'Université Purdue
John Cushman, Professeur à l'Université Purdue

Un nouveau type de propulsion pour véhicule électrique utilisant la technologie «rechargeable» a franchi un pas de géant dans le domaine des énergies alternatives. John Cushman, Professeur à l’Université Purdue aux États-Unis, présentera les avancées lors du 11ème salon InterPore à Valence en Espagne au mois de mai, après Rotterdam et la Nouvelle-Orléans. Celui-ci a aussi cofondé IFBattery Inc. pour commercialiser cette solution.

Il s’agit d’un mode de propulsion breveté, sûr et abordable dit «rechargeable» avec une batterie de type «flow». Le ravitaillement en énergie s’effectue en remplaçant le liquide électrolyte contenu dans les batteries tous les 300 km environ, au lieu de la recharger à une station électrique. Ce processus est similaire au ravitaillement en carburant.

Des plaques bipolaires souples en polymères pour des batteries encore plus compactes
Eric Nauman et Michael Dziekan, Professeurs à l'Université Purdue
Eric Nauman et Michael Dziekan, Professeurs à l'Université Purdue

«Les voitures électriques actuelles comme Tesla ont des batteries lithium-ion qui sont généralement branchées la nuit pour la recharger. Notre batterie Flow n’utilise qu’un seul fluide à base d’eau qui peut faire fonctionner la voiture comme un moteur à essence, sauf qu’elle ne brûle rien. C’est comme un véhicule hybride composé d’une batterie et d’un moteur à essence», a déclaré Eric Nauman, co-fondateur de IFBattery.

Avec cette recharge tous les 300 km, des tests ont montré que la technologie de IFBattery peut ainsi fournir suffisamment d’énergie pour propulser un véhicule sur une distance de 3 000 km environ. Une fois cette distance parcourue, l’anode de la batterie doit être remplacée. Il s’agit donc d’une opération de maintenance similaire à une vidange d’huile, d’où le terme de propulsion «rechargeable».

John Cushman a ajouté: «Cela change la donne pour la prochaine génération de voitures électriques car cela ne nécessite pas une reconstruction très coûteuse du réseau électrique aux États-Unis. Au lieu de cela, on pourrait convertir les stations-service actuelles pour pomper de l’électrolyte frais et rejeter l’électrolyte épuisé, et convertir les installations de vidange d’huile en stations de remplacement des anodes. C’est plus facile à utiliser, plus sûr et plus écologique que les systèmes de batterie existants.»

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    • Driss Abdi, 15/02/2019 - 10:43

      @Jeje - "Moi aussi ..."
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      ça devrait aller mieux maintenant. Merci !

  • bebesse, 13/02/2019 - 16:02

    je ne comprend pas bien cet article. tout les 300Km il faut remplacer le liquide dans la batterie... donc pourquoi 3000Km d'autonomie?
    Et tout les 300Km qu'elle type de maintenance (lourd, léger, blocage véhicule...) est à prévoir pour le remplacement de l'anode?

    trop de manque pour bien comprendre le principe de ce nouveau système.

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    • Driss Abdi, 15/02/2019 - 10:43

      @bebesse - "je ne comp..."
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      Merci pour votre retour. On a revu notre copie, en espérant que cela soit plus clair désormais