L’être humain est trop lent pour reprendre le contrôle d’un véhicule autonome

La Commission de la Loi de l’Angleterre et du Pays de Galles révèle dans son rapport Venturer que le temps nécessaire à un conducteur pour reprendre le contrôle de son véhicule autonome est source de danger.

par Olivier Grouse 15 Jan 2019 14:30

En vue de créer les prochaines lois sur les véhicules autonomes, la Commission de la Loi de l’Angleterre et du Pays de Galles a lancé Venturer, un programme de recherche et développement d’une durée de trois ans consacré aux obstacles qui entravent l’accès aux véhicules connectés et autonomes.

Le rapport final révèle, entre autres, qu’il est possible pour un conducteur de reprendre le contrôle d’un véhicule dans des conditions optimales – comme le stipule l’autonomie de niveau 3 -, mais cette approche n’est pas nécessairement souhaitable du point de vue de la sécurité.

CES 2019: Toyota lance un nouveau prototype de voiture autonome

Peter Blackley, responsable logistique chez Atkins, et membre de ce programme Venturer, a déclaré: «Il faut trois secondes aux conducteurs pour reprendre le contrôle, mais à certaines vitesses, il faut jusqu’à 50 secondes pour reprendre le contrôle. Il reste encore beaucoup à faire pour transférer le contrôle du véhicule autonome à l’humain.»

La recherche a révélé que, même si les conducteurs peuvent avoir les mains sur le volant et les yeux sur la route, ils ont du mal à se recentrer et à revenir à leurs «performances de conduite de base». Un temps de réponse supérieur de 20% par rapport à une conduite manuelle, qui provoque dérapages, accélération et freinage violents, à l’image de l’accident de la voiture autonome Waymo… à cause d’une erreur humaine.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.