Essai du roadster hybride i8 de BMW : tout pour le style !

Véritable OVNI dans la production automobile actuelle, la très agressive BMW i8 enlève le haut. De quoi sublimer les qualités très particulières de cette sportive hybride ?

par Cedric Pinatel 21 Juin 2018 10:00

9/10
Le choix Tom's Drive

BMW i8 Roadster

Une sportive hybride fascinante à regarder

156 900€  BMW
On aime
  • Le style extraordinairement futuriste
  • Le confort de conduite
  • la faible consommation
  • Le comportement dynamique intéressant
On n'aime pas
  • Le prix vraiment très élevé
  • L'efficacité dynamique relative
  • Le petit coffre
  • La disparition des deux places arrière du coupé
Verdict

Non seulement la BMW i8 affiche un design de véritable supercar, mais elle peut désormais se vivre cheveux au vent ! Equipée d’une capote électrique qui se déploie en 15 secondes, la i8 Roadster jouit d’un physique absolument incomparable. Avec son groupe motopropulseur hybride de 374 chevaux, elle se propulse de 0 à 100 km/h en 4,6 secondes et jusqu’à 250 km/h. Et elle peut toujours rouler silencieusement en tout électrique pendant près de 55 kilomètres. Mais la sportive allemande coûte cher : 156 900€.

Moteur3 cylindres turbo
Typehybride rechargeable
Puissance374 chevaux
0 à 100 km/h4,6 secondes
Vitesse max250 km/h
CO246 g/km
Malus0€
Fiche technique

La BMW i8 fait toujours bande à part chez les sportives. Plutôt que de chercher à offrir les meilleures performances possibles, elle veut réaliser le compromis parfait entre faible consommation, confort et plaisir de conduite. Incapable de suivre le rythme d’une Porsche 911 GT3 ou d’une Aston Martin Vantage sur circuit, elle distille cependant des sensations savoureuses, exacerbées par l’ablation du toit sur cette nouvelle version du i8 Roadster. Son style demeure son meilleur atout, même s’il laisse croire à des performances de Lamborghini ou de McLaren au premier abord. Dommage, vraiment, qu’elle coûte aussi cher.

8 raisons de craquer (ou pas) pour la BMW i8 Roadster

Oui pour son style foudroyant

Il suffit d’une seule image pour comprendre que la BMW i8 mise beaucoup sur le physique. Cette voiture de sport à motorisation hybride affiche en effet des lignes aussi futuristes qu’agressives, et certains observateurs peu renseignés la confondent facilement avec une Lamborghini ou une McLaren. Surtout une fois les portes ouvertes, puisque celles de la BMW bénéficient d’un mécanisme en élytre (comme sur les supercars italiennes et anglaises).

Mais la i8 ne joue pas vraiment dans la même cour que ces surpuissantes sportives. Au lieu d’un gros moteur thermique de plus de 600 chevaux, l’Allemande utilise un groupe motopropulseur hybride composé d’un petit trois cylindres de Mini (231 chevaux) accouplé à un bloc électrique de 143 chevaux. Puissance cumulée ? 374 chevaux. Et même si elle peut circuler en ville sans aucun bruit en mode 100% électrique, personne ne la manque lorsqu’elle passe. Tout le monde se retourne vers elle, des vrais fans de sportives jusqu’aux passants peu au courant de la chose automobile. Et comme elle fait beaucoup moins de bruit que la plupart des supercars classiques, les gens se doutent qu’il s’agit d’un modèle « respectueux de l’environnement ». Contrairement à un conducteur de Lamborghini par exemple, personne ne vient vous traiter de vilain pollueur égoïste !

Non pour son installation compliquée à bord

A cause de son châssis monocoque en fibre de carbone ultra-léger, s’installer à bord d’une BMW i8 exige un minimum de souplesse. Le seuil de porte très haut et l’assise rejetée vers le centre de la voiture imposent une gymnastique digne des ultra-sportives les plus radicales.

La meilleure technique consiste à d’abord poser les fesses sur le siège, puis à glisser les jambes sous le volant. Si vous faites partie des conducteurs les plus paresseux, mieux vaudra se tourner vers une GT plus classique. Les femmes en mini-jupe auront elles aussi tout le mal du monde à s’installer et à sortir de la i8 sans faire le bonheur des voyeurs les plus pervers.

Oui pour son confort remarquable

Une fois posé dans le cocon de la i8 en revanche, personne ne se plaindra du manque de savoir-vivre de cette machine réglée comme une GT très confortable. L’univers futuriste de l’habitacle de la i8 va de pair avec une douceur de conduite exceptionnelle, grâce notamment à un amortissement souple et une motorisation hybride à la fois silencieuse et dépourvue du moindre à-coup. Notez que vous pouvez rouler en mode entièrement électrique jusqu’à 120 km/h, pour en rajouter au silence de fonctionnement.

Oui pour le surplus de sensations en Roadster

Par rapport à la précédente i8 Coupé, l’ablation du toit convient particulièrement bien à la sportive hybride allemande. Non seulement sa ligne devient encore plus fascinante à observer, mais le plaisir de rouler à l’air libre en rajoute beaucoup à l’expérience de conduite. La capote électrique se manoeuvre en seulement 15 secondes et jusqu’à 50 km/h, ce qui permet de vite la remettre en place quand vous commencez à sentir le coup de soleil poindre sur votre crâne dégarni. Et en évoluant cheveux au vent sur une jolie route en bord de mer, vous vous sentez comme dans un clip de Jamiroquai.

Oui pour ses aptitudes sportives intéressantes

Sur le papier, la BMW i8 Roadster n’impressionne pas particulièrement au registre des performances. Avec son 0 à 100 km/h abattu en 4,6 secondes et sa vitesse de pointe de 250 km/h, elle fait à peine mieux qu’une modeste Volkswagen Golf R de 310 chevaux vendue moins de 50 000 euros. Sur une route bourrée d’épingles à cheveux, ses pneus fins (favorisant la faible consommation) ne lui permettent pas de se montrer aussi tranchante qu’une vraie sportive.

En revanche, elle se montre vraiment très plaisante à emmener sur un tracé ondulant le long de la côte. Une fois le mode Sport enclenché, les cadrans du compteur numérique virent du bleu au orange. Ses 374 chevaux suffisent alors pour accélérer assez fort en ligne droite, tandis que la boîte de vitesses automatique à 8 vitesses se montre rapide en utilisant les palettes du volant. Mieux, le petit moteur thermique se réveille en mode Sport et produit une sonorité vivifiante, particulièrement agréable à entendre avec le toit ouvert. Si bien qu’on finit par s’amuser autant qu’aux commandes d’une vraie voiture de sport. Son poids, raisonnable grâce au châssis en fibre de carbone et malgré les lourdes batteries électriques, l’aide vraiment.

Oui pour la consommation

Grâce à ces lourdes batteries électriques, la i8 Roadster peut parcourir une petite cinquantaine de kilomètres sans réveiller son moteur thermique. Comme la plupart des hybrides rechargeables du marché, l’auto se branche sur une prise normale et demande un peu moins d’une dizaine d’heures pour complètement se recharger (ou moins longtemps sur des dispositifs spéciaux).

Mais même si vous sélectionnez le mode Sport et que vous accélérez sans arrière-pensée, vous n’arriverez pas à consommer beaucoup d’essence en exploitant au maximum tous les moteurs de la voiture. Voilà l’un des points les plus étonnants de cette i8 Roadster : même après trois heures de conduite sportive et des routes avalées à rythme copieux, l’ordinateur de bord affiche à peine plus de 10 litres aux 100 kilomètres. Dans les mêmes conditions, une Porsche 911 de puissance similaire consommera plus du double.

Non pour les deux places en moins et le petit coffre

Comme l’Audi TT Roadster, la BMW i8 Roadster est obligée de condamner ses deux places arrière pour des raisons d’adaptation du châssis au genre cabriolet (il faut notamment le rigidifier par mesure de sécurité). Même si ces deux petites places ne permettent pas d’installer de vrais adultes confortablement à l’arrière de la i8 Coupé, leur suppression pure et simple dans la i8 Roadster fera réfléchir ceux qui conçoivent l’auto comme une sportive polyvalente et pratique.

Car non seulement il faudra se résoudre à rouler à deux maximum, mais le tout petit coffre arrière de 88 litres ne permettra pas non plus de transporter beaucoup d’affaires. Sur ce plan, les sportives du genre de la Porsche 911 (qui offre toujours deux places arrière) gardent l’avantage.

Non pour son addition très salée

Côté prix malheureusement, la BMW i8 Roadster coûte plus cher que la plupart des GT du marché. Alors qu’une Porsche 911 Cabriolet se négocie à partir de 100 000 euros environ, la i8 Roadster impose de faire un chèque de 159 950 euros au minimum. Soit le prix de voitures de sport bien plus puissantes et nettement plus performantes. Elle se réservera donc aux automobilistes sous le charme de son design futuriste, soucieux de rouler dans une voiture confortable et convaincus par la technologie hybride.

Les fans de sportives hybrides plus radicales se tourneront plutôt vers des machines comme la Honda NSX, même si cette dernière coûte encore plus cher (192 500 euros, plus un malus de 10500 euros). Reste des choix plus traditionnels comme la Porsche 911 GT3 ou l’Aston Martin Vantage, même si ces dernières possèdent toujours un moteur essence à l’ancienne.

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