Essai du Moustache Dimanche 28.7, le meilleur VAE de route ?

Après les vélos urbains et les VTT, l'assistance électrique entend conquérir le monde un peu plus traditionaliste du vélo de route. Qui mieux que Moustache pouvait lancer l'offensive avec son Dimanche 28.7 ?

par Emmanuel Armanet 23 Mai 2019 10:00

10/10
Le choix Tom's Drive

Moustache Dimanche 28.7

Taillé pour la route

5 299€  Moustache Bikes
On aime
  • Intégration soignée
  • Look racé
  • Qualité de fabrication
  • Polyvalence
  • Equipement bien pensé
  • Autonomie
On n'aime pas
  • On cherche encore...
Verdict

Avec son cadre en aluminium associé à une fourche carbone maison, le Dimanche 28.7 propose une géométrie équilibrée pour un parfait compromis entre rendement et confort. Sa motorisation Bosch se montre discrète et souple avec une batterie intégrée capable d’accompagner le cycliste pendant plus de 100 km sans heurts. Voici un VAE plaisir qui peut s’adapter à tous les pratiquants. Une franche réussite particulièrement enthousiasmante.

CadreAluminium 6061 T4-T6 / Fourche Moustache en carbone
SuspensionSans
RouesMoustache carbone 700
PneusContinental Grand Sport Race 700 x 32C
FreinageDisques hydrauliques Shimano SM-RT800 160 mm
TransmissionMoustache double plateau 50x34 dents & Shimano 105 11 vitesses 11-32 dents
MotorisationMoteur central Bosch Active Line Plus 250 W
BatterieBosch 500 Wh
Autonomie annoncéeNC
Poids18 kg
Fiche technique

L’histoire de Moustache Bikes est, il faut bien l’avouer, plutôt fantastique. Créée en 2011 par Emmanuel Antonot et Grégory Sand, la société ne cesse de croître avec aujourd’hui 90 collaborateurs et toujours le même credo : une gamme de vélos 100 % électrique ! Une proposition quasiment unique actuellement.

Aujourd’hui la famille Moustache accueille une nouvelle gamme : les vélos de route avec le modèle Dimanche 28 qui entend répondre au même souhait que les autres modèles du constructeur vosgiens. Amener le plus de personnes possible au vélo, et le tout avec le sourire pour reprendre le leitmotiv de Moustache Bikes : The smiling machines !

Notre test au long cours nous a amenés sur les routes escarpées du trio magique : Var, Bouches-du-Rhône et Vaucluse. Au programme plusieurs centaines de kilomètres menés à un rythme d’enfer pour nous, pauvre pêcheur pédaleur, par Julien Absalon et Edgard Gropillon. Un duo d’enfer et particulièrement sympathique. Alors faut-il craquer pour ce vélo ?

Oui, pour son design

Pour son premier vélo de route, Moustache a décidé de pousser très loin l’intégration de ses éléments électriques. À tel point que plusieurs cyclistes se sont arrêtés à côté de nous sans remarquer l’électrification de notre monture, alors que nos accompagnateurs de la marque blêmissaient car le vélo n’était pas encore officiellement dévoilé. Pour cela, la marque a opté pour le moteur Bosch Active Line Plus, plus compact que le Performance et pour une batterie dissimulée dans le tube diagonal du cadre en aluminium.

Moustache Dimanche 28 : le VAE prend la route

Il s’agit d’une batterie Bosch PowerPack standard qui s’extrait par le dessous et qui est dissimulée derrière un cache en plastique, le fameux système Hidden Power. Moustache réduit l’impact visuel du moteur avec un cache assorti à la couleur du cadre, un petit détail bien pensé. Résultat des courses, le Dimanche 28 affiche des lignes dynamiques parfaitement servies par une finition au diapason, avec des cordons de soudure réguliers transpirant la robustesse.

Oui, pour le plaisir qu’il procure

Comme on l’a vu plus haut, le Dimanche 28 entend symboliser le leitmotiv de la marque, « The Smiling Machines », autrement dit, donner le maximum de plaisir, au maximum de gens. L’idée est d’adresser le vélo à une cible très large : le sportif en manque de forme souhaitant tout de même suivre ses copains, le randonneur adorant les longues sorties, les curieux avides d’explorations, la personne un peu plus âgée, mais qui veut continuer à rouler…

Pour cela, les ingénieurs de la marque ont élaboré un vélo présentant une géométrie équilibrée. La position n’est pas extrême, ce n’est pas celle d’un modèle voué à la compétition. La fourche maison en carbone a été pensée pour absorber les vibrations tout en donnant au Dimanche 28 une réelle vivacité. L’ensemble est plutôt confortable avec une selle signée Fizik parfaitement au diapason. Pour notre part, notre position optimale a été trouvée en inversant la potence, l’opération ne prend que quelques minutes et permet de relever un peu le poste de pilotage.

Moustache Friday 28.3, faut-il craquer pour ce VAE urbain dynamique et malin ?

Le Dimanche 28 offre donc un compromis parfait entre confort et rendement. Un sentiment qui perdure sur des routes fortement dégradées et même sur des chemins empierrés. Moustache a également eu la bonne idée d’utiliser des pneus spécifiquement développés avec Continental, un peu plus larges que ce que l’on retrouve habituellement sur les vélos de route classiques. Ils apportent un léger surcroît de confort. Saluons au passage leur robustesse : aucune crevaison à déplorer sur l’ensemble du groupe malgré les petits cailloux rencontrés au cours de notre périple provençal.

Oui, pour sa motorisation parfaite

Avec un minimum de jambes, la limite des 25 km/h, vitesse synonyme de coupure de l’assistance électrique, est rapidement atteinte. Il faut donc une motorisation qui s’affranchit de cette limite de la manière la plus souple possible. Ce n’est pas vraiment le cas du moteur Bosch CX Performance qui affiche un comportement plus brutal surtout lorsque l’assistance se coupe ou, au contraire, lorsqu’elle se redéclenche.

Ce n’est pas du tout le cas avec le moteur Bosch Active Line Plus retenu par Moustache. Le passage des 25 km/h est passé sans à-coups. Mais cette nouvelle motorisation se caractérise surtout par l’absence de friction lorsque l’on roule plus vite. L’expérience ne se transforme pas en calvaire et il est très facile de maintenir sur le plat une vitesse moyenne de plus de 30 km/h grâce aussi à l’excellent rendement du vélo.

L’assistance électrique vient à notre rescousse lorsqu’il s’agit de grimper, mais la plupart du temps le mode ECO nous suffira. Cependant, en fin de sortie lorsque les jambes deviennent lourdes, les autres modes nous ont été bien utiles. Saluons également le silence global du moteur Bosch, pas plus qu’un léger bourdonnement lorsque l’assistance fonctionne. Le nouvel écran Kiox nous a véritablement séduits. Placée au centre du guidon, sa lisibilité est parfaite, quelles que soient les conditions d’éclairage. Même chose pour les commandes, plutôt agréables à manipuler.

Oui, pour sa polyvalence

Ce nouveau moteur offre pour finir une plus grande latitude en matière de transmission. Il accepte même comme ici un double plateau 50-34 dents associé à une cassette 11 vitesses (11-32 dents). De quoi offrir une grande polyvalence au Dimanche 28 qui est capable de rouler au train à haute vitesse sur le plat, de relancer avec vivacité (merci au passage aux roues carbone), et de franchir les cols les plus durs.

En descente, le vélo est un rail et nous sommes rassurés par la puissance et la grande progressivité des freins à disque Shimano. Leur fonctionnement demeure constant y compris lorsqu’ils sont fortement sollicités.

Un montage en mono-plateau est aussi possible pour les utilisateurs privilégiant la simplicité de réglage et d’utilisation. Cette polyvalence se retrouve aussi sur certains détails. Le cadre prévoit ainsi toutes les pattes et emplacements pour fixer des garde-boue, des porte-bagages avant et arrière et même une béquille latérale. Les voyageurs au long cours apprécieront quant à eux la possibilité de placer deux porte-bidons.

Oui, pour son autonomie

Bien posé sur le vélo, nous avons pu enchaîner les kilomètres. La batterie de 500 Wh permet de voir venir. Une sortie de 58 km avec 750 m de dénivelé positif nous laissera avec 40 % de batterie. Des cyclistes en meilleure forme que nous sont arrivés avec plus de 55 % de charge. Bien entendu, l’autonomie de ce VAE dépend comme toujours directement de votre forme physique, de votre poids, du parcours réalisé et de nombreux autres paramètres. L’autonomie du Dimanche 28 permet de répondre parfaitement à la vocation de ce VAE : permettre à son utilisateur de faire des sorties plus longues qu’habituellement, en s’affranchissant en partie de certaines difficultés.

Oui, pour une gamme complète

Pour notre test, nous avons essentiellement roulé avec le haut de gamme de la famille, le Dimanche 28.7 qui est facturé 5 299 €. Sa robe noire fait son effet. Il se distingue par un équipement un peu plus luxueux (selle, disques de frein…) et surtout par la présence de roues en carbone développées par la marque. Celles-ci apportent principalement un surcroît de vivacité et de dynamisme lors des accélérations brusques et des relances.

Afin de s’adapter à tous, le 28.1 est disponible en de nombreuses tailles : S, M, L et XL. Plus fort encore, il est possible d’opter pour un cadre ouvert qui cible plus particulièrement les femmes et les personnes de petite taille. Même si son prix ne le met pas à portée de tout le monde, il nous semble parfaitement justifié.

Le Dimanche 28.1 est proposé au prix de 3 199 euros. Il se différencie d’emblée par sa couleur bleu vert. Il adopte un guidon plat type VTC/VTT pour une position plus relevée et moins sportive. La transmission est aussi différente avec un mono plateau à l’avant (42 dents) et une cassette 10 vitesses à l’arrière. Le Dimanche 28.5 occupe une position tarifaire intermédiaire avec un prix de 4 499 €. Tout de rouge vêtu, son cadre est comme le 28.3 également proposé en version ouvert. Plus sportif avec son guidon de routier il propose comme son grand frère une transmission à double plateau et 11 vitesses à l’arrière.

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