Elon Musk a bravé les autorités pour rouvrir son usine Tesla de Fremont

Alors que les Etats-Unis se déconfinent lentement, Elon Musk  à défié les autorités locales pour anticiper l’ouverture de son usine Tesla de Fremont.

par Soufyane Benhammouda 14 Mai 2020 14:00

La situation sanitaire aux Etats-Unis est similaire à celle de la France, dans des proportions toutefois plus dramatiques avec un nombre de cas contaminés au Covid-19 et de décès bien plus élevé. Alors que quelques états entament le déconfinement des populations pour relancer l’économie, certaines usines du pays sont encore fermées. C’est le cas de l’usine Tesla de Fremont, qui vient toutefois de rouvrir ses portes après une bataille numérique.

Agacé par le comportement des autorités locales, Elon Musk n’a pas hésité à entrer dans un bras de fer avec ce dernières. Tout a commencé sur Twitter, où le milliardaire CEO de Tesla a pointé du doigt les responsables de santé publique, en qualifiant leur comportement d’« absurde et irrationnel sur le plan médical ». Toujours selon Elon Musk, leur volonté de maintenir fermée l’usine de Fremont jusqu’au 18 mai est une « violation des libertés constitutionnelles par des officiels non élus qui doit cesser ».

Ses déclarations ont ainsi poussé Lorena Gonzalez, élue démocrate de l’Assemblé de Californie, à s’emporter sur le réseau social de manière totalement déplacée, avant d’indiquer que « la Californie a lourdement subventionné une entreprise qui a toujours méprisé la sécurité des travailleurs, été anti-syndicats et qui a essayé de faire pression sur les fonctionnaires » et que Tesla « n’est pas un acteur essentiel de l’économie ».

 

Le niveau des échanges entres les autorités locale et l'un des plus grands entrepreneurs de la Californie est étonnant
Le niveau des échanges entres les autorités locale et l'un des plus grands entrepreneurs de la Californie est étonnant

Elon Musk est prêt à aller en prison pour ouvrir l’usine Tesla de Fremont

Toujours obstiné à atteindre ses objectifs, le patron de la marque a donc menacé de quitter la Californie et de délocaliser ses usines – qui représentent plus de 20 000 emplois – dans un autre état. De plus, Elon Musk a annoncé publiquement et sans retenue l’ouverture de l’usine de Fremont envers et contre les lois du Comté d’Alameda. Dans son tweet, le patron a même indiqué qu’il sera « sur les lignes de production avec tous les autres » et que « si quelqu’un doit être arrêté, je demande à ce que ce soit moi ».

Faisant du bruit jusqu’à l’autre bout du pays, la Maison Blanche a alors pris part à ce bras de fer économico-politique avant-hier, avec l’intervention du président lui-même. Comme à son habitude depuis le début de la crise, Donald Trump a demandé à la Californie de laisser Elon Musk reprendre ses activités sur Twitter. Dès le lendemain, le Comté d’Alameda a alors fait savoir publiquement que l’usine de Fremont était autorisée à rouvrir, tout en étant toutefois dans l’obligation de mettre en place des mesures sanitaires adéquates. Mais la menace de délocalisation n’est pas oubliée pour autant, et le Texas a déjà ouvert ses bras à Tesla Motors et son dirigeant. La suite au prochain épisode.


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