Création d’une zone d’essais de conduite autonome frontalière à Shengen

Une zone d’essais pour la conduite automatisée et en réseau devrait être mise en place d’ici la fin de l’année dans la zone frontalière entre l'Allemagne, le Luxembourg et la France.

par Olivier Grouse 11 Avr 2019 12:20

C’est la ville de Schengen, connu comme le berceau de l’Europe, qui a été sélectionnée pour le lancement de ce projet clé de mobilité européenne. Localisée au croisement des frontières entre le Luxembourg, l’Allemagne et la France, Schengen a accueilli les représentants gouvernementaux des trois pays pour l’inauguration d’un centre d’essais transfrontalier pour véhicules autonomes.

Ce projet a pour mission de promouvoir les normes de mobilité du futur. Il est l’expression de la volonté commune des trois États européens à développer davantage l’industrie, la recherche et la science. Mais également de tester des technologies expérimentales innovantes d’échelle pouvant fonctionner au-delà des frontières nationales, quelle que soit la route empruntée. A l’heure actuelle, ce projet pionnier s’étend au sud du Luxembourg, au nord de la région du Grand-Est en France et au Saarland en Allemagne.

François Bausch, ministre de la Mobilité et des Travaux publics du Luxembourg, a souligné l’importance de la numérisation et de l’automatisation dans le secteur des transports pour réduire les émissions de carbone et les embouteillages, mais aussi pour diversifier l’offre de transport, alors que l’automatisation améliore déjà la sécurité routière. Andreas Scheuer, ministre fédéral allemand des Transports et des Infrastructures numériques, a pour sa part déclaré que les partenaires allaient renforcer les compétences clés de l’Europe et de l’Allemagne, en particulier dans les véhicules automatisés et connectés, principalement sous licence européenne. Enfin, Elisabeth Borne, ministre française des Transports, a conclu que ces technologies, entre autres, apportaient des solutions mieux adaptées pour chaque milieu, urbain mais aussi rural. C’est pourquoi, a-t-elle poursuivi, l’interopérabilité et la validation de la sécurité doivent être garanties au niveau européen.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.