Comparatif Toyota Yaris hybride et Renault Clio e-Tech : laquelle choisir ?

Les citadines hybrides arrivent en force et la plus populaire du segment, la Toyota Yaris hybride, doit désormais faire face à la nouvelle Renault Clio e-Tech.

par Soufyane Benhammouda 19 Fév 2020 11:04

Le marché des citadines du segment B est l’un des plus porteurs en France. Au terme de l’année 2019, ce sont les trois françaises de la catégorie qui partagent les plus hautes marches du podium, avec dans l’ordre la Peugeot 208 (87 285 ex.), la Citroën C3 (80 757 ex.) et la Renault Clio (80 079 ex.). La Toyota Yaris arrive en 14ème position avec 41 789 unités, dont près de la moitié en version hybride. La petite japonaise devra donc affronter sur ses « terres natales » (la Yaris étant produite en France dans l’usine de Valenciennes) la nouvelle Renault Clio e-Tech. Toutes les données n’ont pas encore été communiquées, mais nous avons décidé de les opposer pour un premier comparatif sur le papier.

Nous ne pourrions pas départager les deux citadines sur leurs aspects extérieurs, la japonaise préférant toujours jouer la carte de l’originalité sans trop d’extravagance, ce qui manque cruellement à la Renault Clio bien plus consensuelle. Cette dernière affiche en revanche des dimensions plus généreuses avec une longueur de 4 050 mètres et un empattement de 2 583 mm, quand la Yaris se contente de respectivement 3 940 mm et 2 565 mm.

Le style est l'un des critères de choix pour les clients particuliers. Mais les entreprises pourraient choisir la discrétion de la Clio
Le style est l'un des critères de choix pour les clients particuliers. Mais les entreprises pourraient choisir la discrétion de la Clio

La Renault Clio e-Tech est plus habitable que sa concurrente

Plus facile à garer dans les centres urbains serrés la Yaris serait sans doute moins facile au quotidien avec son coffre plus petit. Malgré un empattement plus grand et une longueur réduite, elle fait tout de même mieux que la précédente mouture avec un volume de 286 litres. La Clio perd énormément avec l’apparition des batteries et tombe à 300 litres. Cela suffit néanmoins à lui donner l’avantage pour aller faire ses courses au supermarché. Mais la performance des japonais pour maintenir un ratio encombrement/volume de chargement est intéressante.

La présentation intérieure suit la même trajectoire que le style extérieur et seul un essai permettra de les départager en matière d’ergonomie et de vie à bord. La Toyota prend sans nul doute une longueur d’avance, avec l’avantage de la nouveauté et une montée en gamme sensible. La nouvelle planche de bord porte un affichage tête-haute, un combiné d’instrumentation numérique ainsi qu’un écran centrale fixe de 8,0 pouces. La marque de Boulogne-Billancourt a fait le choix d’un habitacle au dessin plus sobre, moins technologique d’un cran, mais enfin doté d’un système étoffé centré autour d’un écran d’info-divertissement pouvant grimper à 9,3 pouces sur le haut de gamme Initiale Paris.

Dans les deux cas, il faudra piocher dans le catalogue des options pour agrémenter l'habitacle
Dans les deux cas, il faudra piocher dans le catalogue des options pour agrémenter l'habitacle

Une technologie hybride plus éprouvée sur la Toyota Yaris

Les deux citadines hybrides font uniquement appel à une technologie auto-rechargeable, comme aime le rappeler Toyota. Il n’y a donc aucune prise de recharge, comme c’est le cas sur les hybrides rechargeables. Ainsi, les batteries font uniquement confiance au moteur thermique ou au système de récupération d’énergie à la décélération pour se gaver en électricité.

Le système Toyota, largement éprouvé, fait appel à un 3 cylindres 1,5 litre dérivé de 4 cylindres M20a de la Toyota Corolla, associé à une batterie lithium-ion d’une capacité proche de 0,94 kWh et un moteur électrique qui travaille de concert. La puissance cumulée de ce tandem n’a pas été précisée, mais la hausse de 15 % revendiquée par le constructeur pourrait porter la valeur à 115 ch.

La configuration de la Renault Clio e-Tech est un peu plus complexe. Ici, le 4 cylindres n’est sollicité que lorsque la voiture est déjà lancée sur ses moteurs électriques. Au nombre de deux (l’un pour la mobilité électrique, l’autre pour l’aide au démarrage), ils s’alimentent grâce à une batterie de 1,2 kWh pour épauler le 1,6 litre thermique en provenance du Nissan X-Trail Hybride vendu au Japon.

Plus compact et doté d'un moteur électrique de moins, le système hybride de la Yaris pèse moins lourd
Plus compact et doté d'un moteur électrique de moins, le système hybride de la Yaris pèse moins lourd

Une consommation moindre pour la Toyota Yaris Hybride

À l’usage, la Renault Clio sera sans doute la plus intéressante avec une boîte à crabots sans embrayage et un mode électrique qui permet de ne pas solliciter le moteur essence sur près de 4 km seulement, et ce jusqu’à 75 km/h. La Yaris compose toujours avec une boîte CVT au mode d’emploi pas forcément évident pour en tirer tous les avantages. De plus, le fonctionnement sur le moteur électrique est uniquement choisi par la gestion électronique embarquée, selon la pression exercée sur la pédale de droite.

Largement moins puissante que les 140 ch de la Clio, la Yaris se rattrape avec un poids moindre (1 070 kg contre 1 287 kg). Le rapport poids/puissance est toujours à l’avantage de la française, qui avoue un ratio de 9,20 kg/ch contre 9,30 kg/ch pour la Toyota. L’écart est minime, voire insignifiant pour ces voitures où les performances devant le chronomètres sont secondaires. Seulement, les conducteurs de la Toyota Yaris seront moins fidèles au pompiste : les 20 % de consommation en moins annoncés feraient baisser la moyenne à 3,0 l/100 km, quand la Clio e-Tech revendique 4,5 l/100 km. Des valeurs qui semblent en phase avec les verdicts administratifs : la japonaise avoue des rejets de CO2 autour des 80 g/km quand Renault communique un chiffre à « moins de 100 g/km pour la Clio ».

Battue sur le strict plan des chiffres de la fiche technique, la Toyota Yaris hybride dispose en outre d’une technologie moins innovante mais plus éprouvée et moins lourde. Le passage au détecteur de mensonge lors d’un essai dans des conditions réelles d’utilisation est nécessaire, mais la japonaise pourrait se montrer plus économe que la française. Et c’est là tout l’intérêt d’une citadine hybride.


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