Comment recharger son véhicule électrique à la maison ?

Si la question ne se pose pas pour une trottinette ou un vélo électrique, recharger la batterie de sa voiture ou de son scooter à domicile nécessite une installation dédiée. Les questions sont nombreuses et nous allons vous aider à faire le bon choix.

par Emmanuel Armanet 15 Avr 2019 12:21

Recharger sa voiture électrique à la maison revêt de nombreux avantages, au premier rang desquels celui d’être certain de partir chaque matin avec un véhicule à 100 % (ou presque) de ses capacités. En effet, malgré les efforts de l’état, des collectivités locales et d’acteurs privés, les points de recharge publics sont bien loin d’être suffisants, qu’il s’agisse de leur densité, de leur efficacité et de leur coût d’utilisation élevé… mais c’est un autre débat.

Alors si vous êtes fermement décidé à franchir le pas, vous devrez faire de nombreux choix en fonction de votre logement (maison individuelle ou copropriété), de votre voiture, de votre budget… Tâchons d’y voir un peu plus clair.

Vous habitez en maison individuelle

Ce cas paraît relativement simple, car vous n’aurez pas à vous adresser à un syndic, et vous pourrez choisir la chaîne de recharge à votre guise, en tenant compte de votre budget bien entendu. Plusieurs questions se posent toutefois.

Choisir sa borne

La première est le choix de la borne. Vous pouvez théoriquement choisir de recharger sur une prise électrique standard. Cette solution semble plus appropriée aux possesseurs d’hybrides rechargeables qui n’ont pas besoin d’autant de puissance qu’un modèle 100% électrique. Attention aux plombs qui sautent en raison d’une surcharge de votre installation. Dans le cas d’une voiture électrique telle que la Kia e-Niro par exemple, sachez qu’il vous faudra presque 30 heures sur une prise standard pour la recharger totalement ! Il existe des prises renforcée qui délivrent une puissance de 3,6 KW/h.

Pour aller plus loin et surtout plus vite, il faut installer une borne dédiée aussi appelée Wallbox. Il s’agit d’un boîtier dédié à l’usage unique de la recharge qui intègre tous les dispositifs de sécurité nécessaires, et qui bénéficie de son propre circuit d’alimentation depuis le compteur de la maison. Il est surtout capable de délivrer une puissance bien supérieure à celle d’une prise électrique standard.

Il en existe de très nombreuses sur le marché. Certaines sont issues du catalogue de grandes marques du marché de l’équipement électrique comme Schneider Electric, Hager ou Legrand, et d’autres du catalogue de marques spécialisées (EVBox par exemple). Certaines distribuées par Internet sont encore moins onéreuses, mais à la provenance moins sûre. Premier conseil, votre future borne de recharge doit être conforme aux normes européennes et adaptée à votre véhicule. En effet, votre future wallbox doit comporter le ou un des formats de prise compatible avec celui-ci.

Les solutions embarquées pour trouver des bornes de recharge

Autre paramètre, la puissance de la Wallbox. Il est bien entendu possible d’installer chez soi une borne de recharge rapide, du 22 kW en triphasé par exemple. Outre son coût d’achat et d’installation, cette solution n’est pas réellement utile aujourd’hui avec les capacités de batterie des voitures actuelles. Si recharger très rapidement est fondamental sur une station de charge publique, ce n’est pas forcément pertinent aujourd’hui à la maison. En effet, le scénario le plus classique est une charge qui durera au minimum 8 heures pour profiter des heures creuses pendant la nuit.

Reprenons l’exemple de notre Kia e-Niro et de sa batterie de 64 kWh. Une charge complète, c’est-à-dire de 0 à 100 % (mais qui prend le risque de descendre jusqu’à 0% ?), demande en théorie 8,6 heures sur une prise monophasée délivrant 7,4 KVA. Voilà qui suffira dans 90 % des cas. Le passage à une wallbox capable de délivrer 11 ou 22 KVA réduit ce temps de charge, certes, puisqu’il passe respectivement à 5,8 et 2,9 heures, mais est-ce véritablement utile sachant qu’il est synonyme d’installation en triphasé (installation électrique professionnelle basée sur le 380 V et non le 220 V), et éventuellement d’une usure prématurée de la batterie de la voiture ? Une borne de recharge 7,4 KVA de qualité demeure à nos yeux une bonne solution au regard du parc actuel.

Certaines wallbox mettent en avant des fonctionnalités dites connectées. Reliée au réseau Wi-Fi de votre domicile, la borne communique par le biais d’une application. L’utilisateur peut alors programmer l’heure début de la recharge et suivre celle-ci depuis son canapé. Pratique, mais pas toujours indispensable, car la plupart des véhicules modernes intègrent ce type de fonctionnalités.

L’installation de la wallbox

Pour installer une borne chez vous, vous avez plusieurs possibilités. Si vous êtes bricoleur, vous pouvez réaliser vous-même les travaux. Ce n’est pas à portée de tout le monde et il faut à notre sens connaître les principes de l’installation d’un système électrique. Il faut aussi penser à revoir à la hausse votre abonnement électrique pour éviter les surtensions et les coupures. Ne négligez pas non plus la qualité des câbles qui doivent être correctement dimensionnés pour résister à la puissance délivrée. Bien entendu, une telle installation ne bénéficie pas de garantie et peut aboutir à la détérioration parfois définitive de la borne si elle est mal réalisée. Pour votre véhicule, a priori pas de risque, car les câbles d’alimentation qui sont fournis lors de son achat intègrent des dispositifs de protection.

La seconde possibilité, que nous pouvons qualifier de mixte, consiste à l’achat d’une wallbox par le futur utilisateur qui confiera ensuite l’installation à un professionnel. Techniquement, n’importe quel électricien peut installer une borne de recharge. Toutefois, un décret paru en début d’année 2017 impose au professionnel qui installe une borne de bénéficier d’une qualification spécifique délivrée par des organismes compétents, à savoir Qualifelec et l’AFNOR. Ce technicien qualifié peut aussi proposer une solution clé en main en fonction de vos besoins. Il peut vous conseiller et venir installer votre station de recharge directement chez vous.

Il existe aussi des sites spécialisés qui vous proposent de vous accompagner, depuis le choix de la wallbox et de ses différentes options, jusqu’à l’installation. Ceux-ci s’appuient sur un réseau de professionnels qualifiés capables d’intervenir sur tout le territoire national. On pense par exemple à ChargeGuru ou encore à borne-elec. Des fabricants de wallbox peuvent aussi se charger de l’installation, là aussi par des artisans qualifiés locaux. C’est le cas de evbox qui propose ce type de services.

Comment recharger au plus vite sa voiture électrique ?

Le fournisseur d’énergie Engie peut aussi vous accompagner au travers de son offre Elec’Charge. Il s’agit d’une offre clé en main proposée à partir de 999 € TTC qui s’appuie sur des bornes délivrant entre 3,7 et 7,4 kW. Bien entendu, elles répondent à toutes les normes européennes. Elles sont installées par des techniciens qualifiés et bénéficient d’une garantie de deux ans. Total Spring qui vient d’être rebaptisé Total Direct Energie, propose une offre similaire avec le réseau d’installateurs Proxiserve.

Les aides et les crédits d’impôt

Attention, terrain mouvant, car les aides apportées au niveau national changent très régulièrement, parfois même en cours d’année. Généralement les concessionnaires des marques bien ancrées dans les véhicules électriques sont plutôt bien informés à ce sujet, car ils posent souvent les aides comme argument de vente. N’hésitez donc pas à vous renseigner en cas de doute. De plus, ils seront peut-être au fait d’aides dispensées de manière locale ou départementale.

Les particuliers peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt de 30 % sur l’installation d’une borne de recharge à leur domicile, hors frais d’installation.

Entreprises et personnes publiques pourront voir couvrir à hauteur de 40% le coût de l’installation d’un point de recharge (fournitures et installation proprement dite), mais ce remboursement passe à 50% (dans la limite de 600 € HT ou 960 € HT en cas de pilotage énergétique) pour un logement collectif via des particuliers, des bailleurs sociaux ou des syndics. Il s’agit de la prime ADVENIR qui est financée par la CEE au travers de l’AVERE (Association européenne pour la mobilité électrique).

Certains constructeurs de véhicules électriques proposent leur propre bonus, qui vient se rajouter aux aides précédemment évoquées. On pense notamment à Nissan qui participe à hauteur de 536 € HT au maximum pour l’installation d’une borne par un installateur partenaire de la marque nippone. Dans le cas d’un logement individuel, il s’agit de Proxiserve. Nissan offre l’installation d’une prise standard délivrant une puissance de 2,2 kWh. L’installation d’une wallbox de 7 kWh se fait à partir de 553 € TTC, une fois la participation de Nissan déduite. Une somme ramenée à 421 € en prenant en compte le crédit d’impôt. En copropriété, Nissan s’est associé à Borne Recharge Service avec deux offres : une wallbox de 3,7 kWh (à partir de 299 €) et sa grande sœur d’une puissance de 7 kWh (à partir de 460 €).

Quel fournisseur d’énergie choisir ?

Une station de recharge n’est rien sans un fournisseur d’énergie, la Palisse sort de ce corps. Mais pour alléger votre facture d’électricité, ou du moins la part dans celle-ci de la recharge de votre voiture, il faut bien choisir son abonnement.

Engie est un des rares fournisseurs à directement commercialiser une offre pour les possesseurs de véhicule électrique. Il s’agit de l’offre Elec’Car. Dans la grande majorité des cas, les particuliers utilisateurs de véhicule électrique rechargent ce dernier le soir en rentrant à la maison. Ils attendent ensuite la nuit et l’arrivée des heures creuses qui débutent entre 22 h et minuit en fonction du lieu du domicile et/ou du contrat. Cette période correspond à une électricité facturée entre 20 et 30% moins cher au kilowatt. Il faut dans ce cas soit attendre le début de ces heures creuses pour lancer la recharge de sa voiture, soit avoir installé une wallbox qui intègre une fonction de programmation, soit encore posséder un véhicule qui propose cette fonction. C’est souvent le cas aujourd’hui, même sur certains hybrides rechargeables.

Mais revenons à l’offre Elec’Car qui, au passage, s’accompagne d’un engagement de 3 ans. Tout d’abord, elle s’appuie uniquement sur de l’énergie dite verte, ce qui semble tout à fait cohérent dans le cadre d’une démarche où forcément la question environnementale entre en jeu. Ensuite, elle va accroître la réduction opérée durant la nuit à 50%. Au moment où nous rédigeons cet article, le KW est vendu 0,05 € HT contre 0,10 € HT en heures pleines. Attention cependant, en TTC cela passe à 0,98 € la nuit et 0 ,158 la journée soit une différence 38% seulement. Bien entendu, nous avons interrogé Engie au sujet de cette réduction de moitié du prix HT du KW, qui nous a confirmé que celle-ci était bien de 50% sur le prix réglementé hors taxe du kilowatt. Le fournisseur d’énergie s’engage sur un prix fixe sur 3 ans, durée de l’engagement. En effet, il est compliqué de faire de même sur un tarif TTC du fait de l’évolution des taxes sur une aussi longue période.

Cette réduction va forcément abaisser le coût de la recharge de votre véhicule. Et par conséquent son coût qui pourra passer assez facilement sous les deux euros au kilomètre. Elle s’applique à toute la consommation électrique de la maison : il faut donc en profiter pour aussi lancer les équipements gros consommateurs d’énergie comme le lave-linge, le lave-vaisselle, etc. Attention aussi au coût de l’abonnement. Un abonnement conséquent, afin de résister à de gros pics de consommation électrique nocturne, par exemple un 18 KVA est facturé 297,48 € à l’année contre 253,17 € dans le cadre d’une offre Engie Elec Energie plus classique.

De son côté Total Direct Energie propose également une offre très proche dans les faits : les heures super creuses que le fournisseur n’adresse pas en revanche directement aux possesseurs de voiture électrique. En préambule, Direct Energie assujettit la souscription à l’utilisation du fameux compteur Linky qui fait couler énormément d’encre. Entre 7 h et 23 h, ce sont les heures pleines avec un prix au KW de 0,157 9 € TTC. De 23 h à 2 h et de 6 h à 7 h, l’électricité est en heures creuses avec un prix de 0,122 8 € TTC le KW. Enfin, entre 2 h et 6 h, voici les fameuses heures super creuses. Le KW est au prix de 0,097 6 € TTC le KW. Comme pour Engie, nous ne sommes pas à -50% en TTC, mais uniquement en HT. L’abonnement 18 KVA est quant à lui facturé 223,68 € annuellement. Dernière remarque, il ne s’agit pas d’électricité verte. Mais les choses devraient rapidement changer suite à la fusion avec les offres de Total Spring.

Vous habitez dans une copropriété

Bien entendu, dans ce cadre vous avez moins de liberté que si vous habitez dans une maison individuelle. Tout d’abord, il faut savoir que tous les logements collectifs neufs ont obligation de proposer une solution de recharge sur 10% des emplacements de parking. Logiquement, cela ne concerne que les places couvertes. Cette obligation apparaît dans la loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010.

Une autre particularité de l’installation en copropriété est le parcours administratif. Calqué sur le « droit à l’antenne », le « droit à la prise » permet à tout à chacun d’installer, à ses frais, une borne de recharge en copropriété. Outre les contraintes techniques, il faudra argumenter votre demande.

Une procédure à suivre à la lettre

Les choses se compliquent forcément, même si en théorie n’importe quel propriétaire a le droit d’installation à ses frais une borne de recharge, à condition de respecter quelques obligations (installation d’un compteur individuel, passage par un professionnel agréé…). Il faut surtout que les travaux soient acceptés au cours d’une assemblée générale de la copropriété et dans la grande majorité des cas, le fournisseur d’énergie devrait être le même que celui utilisé dans les parties communes de l’immeuble.

Il faut présenter à l’assemblée un descriptif complet de la future installation avec le nom des entreprises amenées à intervenir. Les locataires devront en prime obtenir l’autorisation préalable de leur propriétaire. Le syndic a six mois pour saisir un tribunal, étape indispensable pour justifier un refus. S’il ne bouge pas avant cette échéance, il est possible de commencer les travaux.

Dans le cadre d’une copropriété, outre le fait de pouvoir charger son véhicule électrique avec la solution adaptée (voir ci-dessus) il faut pouvoir également assurer la répartition des charges financières pour que seuls les utilisateurs de bornes paient leur consommation. Cette contrainte vient du fait que dans la majorité des cas, l’alimentation électrique des bornes qui restent à usage privatif, provient de l’installation électrique des parties communes. Il faut donc pouvoir calculer l’énergie consommée par chaque borne, et la rattacher à son utilisateur.

Le relevé de la consommation pourra se faire soit par lecture directe sur le compteur ou par des solutions à distance via travers des réseaux de télécommunication. Forcément, ces derniers doivent être adaptés à l’environnement (sous-sol par exemple) ainsi qu’aux contraintes économiques. Les solutions hager permettent de répondre favorablement à ces contraintes.

Zeplug, une solution clef en main

Pour simplifier tout cela, nous avons noté que le modèle de la société Zeplug comptait parmi les plus intéressants. Certes, il n’aboutit peut-être pas à la solution la moins onéreuse, mais certainement à celle ayant la palme de la simplicité. Cette société a été créée en 2014 par l’ancien responsable du garage des taxis G7, face au constat que l’adoption d’une flotte de Tesla était compliquée car très peu de chauffeurs avaient une possibilité de recharge chez eux après leur service. L’idée est d’apporter une solution totalement clés en main, qui passe bien entendu par une approbation par le syndic.

Zeplug va donc amener l’électricité (de l’électricité verte) depuis le réseau public, vers un point de livraison auquel est rattaché un compteur Linky, et au bout de la chaîne une borne Schneider Ev Link. Les personnes souhaitant bénéficier d’une borne sur leur emplacement de parking ou dans leur box doivent l’installer à leurs frais (à partir de 499 € après déduction des différentes aides et crédits d’impôt), les travaux en amont étant pris en charge par Zeplug.

Où recharger sa voiture électrique ?

Elles devront ensuite choisir un abonnement tout compris puisqu’il inclut la consommation électrique. Le coût de l’abonnement dépend de la puissance de la borne et de la quantité d’énergie consommée. Une prise standard délivrant 2,2 kW avec 0,5 Méga d’électricité (soit selon Zeplug l’équivalent de 2 500 km annuels) correspond à un abonnement de 19,90 € par mois. La même quantité d’énergie avec une borne de 7,4 kW est facturée 34,90 €/mois. Les plus gros rouleurs pourront opter pour le forfait ultime à 59,90 €/mois avec une borne 7,4 kW et 3 mégas d’électricité soit 15 000 km annuels.

Zeplug propose de nombreux forfaits intermédiaires, et même une offre spécifique pour les deux-roues électriques à 12,90 €. 5 € sont offerts pour chaque forfait à partir de 5 utilisateurs dans la copropriété. En fin d’année, Zeplug mise sur 100 000 places équipées par leur soin.

Enfin, nous avons pu poser quelques questions à Lionel Charlier, chef de produit Wallbox Hager, un des leaders de ce marché en devenir.

Nexxdrive : Je suis décidé, je passe à la voiture électrique et je souhaite installer une wallbox chez moi. Quels seraient vos premiers conseils ? Comment choisir la bonne station ?

Lionel Charlier : Tout dépend du type de logement où va être installée la wallbox. En Maison individuelle, le choix de la solution de charge est principalement lié à l’usage que le particulier fait de son véhicule électrique, et à l’autonomie du dit véhicule électrique.En deux mots, il est nécessaire d’adapter la puissance de la borne au nombre de kilomètres à parcourir quotidiennement. Plus la borne sera puissante, plus vite le véhicule se chargera.

Il existe 2 types de solutions de charge pour véhicule électrique ou hybride rechargeable en résidentiel :

  • La prise de courant renforcée qui permet de délivrer jusqu’à 3,7 kW. C’est ce qu’on appelle une « charge lente ». Cette solution permettra d’atteindre une autonomie de 200 km (si la capacité de la batterie du véhicule le permet) en une nuit à savoir 20 km d’autonomie par heure de charge (sur la base de 10 h de charge). C’est la solution de charge minimum pour un véhicule électrique.
  • La borne de charge qui permet de délivrer une puissance pouvant aller jusqu’à 7 kW en monophasé. Délivrant deux fois plus de puissance que la prise renforcée, vous chargerez donc deux fois plus vite : entre 4 h et 5 h pour 200 km.

Vous pouvez également opter pour une « charge accélérée » avec une borne de charge délivrant jusqu’à 22 kW. Pour cette solution vous devez disposer d’une installation triphasée. Dans ce cas, les 200 km d’autonomie seront constitués en moins de 2 h. Sachez que vous devez disposer de suffisamment de puissance au niveau de l’installation pour couvrir les besoins usuels en énergie électrique (éclairage, cuisson, chauffage, etc..), auxquels s’ajoute la charge du véhicule électrique.

Contrairement à la prise witty, les bornes de charges eco et premium peuvent être raccordées à la TIC (Télé Information Client) du compteur du distributeur d’énergie. Selon la puissance disponible, la borne indiquera à la voiture ce qu’elle a le droit de consommer : la voiture adaptera ainsi sa consommation afin d’éviter tout déclenchement du disjoncteur principal de l’installation. La continuité de service de l’installation est ainsi assurée.

Nexxdrive : Que pouvez-vous nous dire sur la qualification imposée aux installateurs ?

Lionel Charlier : La mise en œuvre des bornes de charge implique des qualifications spécifiques selon la puissance installée. Hager accompagne la mise à niveau des compétences et le positionnement des installateurs sur ce marché d’avenir. Pour des Installations de bornes supérieures à 3,7 kW, des qualifications sont nécessaires.

Les points de charge pour véhicules électriques sont installés par un professionnel habilité titulaire d’une qualification pour l’installation desdites infrastructures de recharge, délivrée par un organisme de qualification accrédité. Il existe 3 niveaux de formation IRVE : formation de base (niveau 1), formation expert (niveau 2) et formation recharge rapide (niveau 3) . Hager propose tout un programme de formation. À l’issue de ces formations, l’installateur sera certifié IRVE et pourra ainsi réaliser des installations de bornes de charge en toute conformité avec les exigences normatives. Toute notre offre witty en version éco et premium est labellisée IRVE.


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    • Emmanuel Armanet, 19/04/2019 - 17:11

      @florian dupont - "Sinon , un..."
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      Oui une prise 3,7 KW/h suffit dans ce cas. Vous avez raison.