Cetelem dévoile « Le mystère de la voiture électrique »

Dans son étude intitulée « Le mystère de la voiture électrique», L’Observatoire Cetelem de l’automobile dévoile en chiffres l’état du marché de l’électrique et de l’hybride.

par Olivier Grouse 05 Oct 2018 16:00

En théorie, toutes les conditions sont réunies pour que la voiture électrique prenne une place importante dans le paysage automobile : progrès technologiques, baisse des prix, politiques publiques incitatives, élargissement de l’offre, bonne image auprès des automobilistes…

Et pourtant les ventes restent très marginales. Suite à la COP21 tenue à Paris fin 2015, tous les pays membres avaient compris les enjeux globaux de la mobilité et les nécessités de promouvoir le transport électrique entre autres.

Le véhicule électrique se veut avant tout propre, silencieux et sans émissions locales. L’étude Cetelem classifie les trois grandes raisons qui freinent l’achat d’un véhicule électrique: trop cher pour 60% des français, l’autonomie insuffisante pour 49%, et les temps de recharge trop élevés pour 41%.

Cetelem décrit aussi d’autres facteurs psychologiques non mesurables et d’autres questions sans réponse des clients potentiels : où charger en campagne ou dans mon immeuble ? Quid du chauffage en hiver ? Les constructeurs rivalisent d’ingéniosité pour résoudre les principales difficultés techniques… Au détriment de la première : le prix.

86 % des sondés (dont 91% des français) affirment qu’un véhicule électrique coûte plus cher à l’achat que son équivalent thermique, impression vérifiée dans les faits, principalement en raison du coût de sa batterie. Pour les automobilistes, c’est l’argument numéro 1 qui justifie le fait de ne pas vouloir acheter de véhicule électrique. 70% des français sont conscients du moindre coût d’usage et d’entretien, mais 49% ne souhaitent faire aucun effort financier supplémentaire pour acquérir un véhicule électrique.

En d’autres termes, le conducteur français, mais aussi des 16 pays qui ont participé à l’étude, espère des incitations financières publiques ou privées pour réduire le coût d’achat et l’écart de coût total de possession (TCO) entre voitures électriques et conventionnelles. Ces aides sont particulièrement nécessaires dans la phase actuelle de déploiement de la technologie et de création du marché.

Le gouvernement en est conscient et travaille sur différents voies : le nouveau projet de loi des finances, la prime de conversion, le bonus-malus écologique, des primes pour l’électrique et l’hybride. Les constructeurs sont aussi invités à réduire leurs coûts et leurs marges bénéficiaires.

Source: L’Observatoire Cetelem 2019 « Le mystère de la voiture électrique »


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