BMW M 850i : le nec plus ultra de la technologie embarquée

Elle représente à ce jour ce qui se fait de mieux en coupé chez BMW. Son habitacle rivalise même avec celui de la Série 7 et côté techno, elle va même encore plus loin, c’est dire ! Et juste pour pimenter cet essai, nous avons opté pour pour la version la plus puissante et la plus sportive. Voici les raisons pour lesquelles vous auriez de bonnes raison de craquer (ou pas) pour le fleuron de la gamme BMW.

par Nico Heidet 21 Jan 2019 10:00

Avec sa M850i, BMW réalise un tour de force en matière de technologies embarquées, notamment avec son système d’infodivertissement hautement personnalisable à l’instar de l’écran d’accueil d’un smartphone, ou encore de son système d’aide à la conduite particulièrement efficace. Pour vous en convaincre nous avons d’ailleurs réalisé une vidéo à son bord qui vous présente toutes ces fonctionnalités qu’on devrait par la suite retrouver sur d’autres modèles de la marque.

 

 

9/10

BMW M850i

Le nec plus ultra de la techno embarquée

124 750€  BMW
On aime
  • Style
  • Présentation intérieure
  • Confort global
  • Efficacité sur route
  • Apport technologiques
On n'aime pas
  • Ecran central petit
  • Manque « un peu » de sportivité
Verdict

C’est la plus haut de gamme des BMW et ça se voit, un peu plus à l’intérieur que de l’extérieur certes. Mais attention, avec cette nouvelle génération de Coupé Série 8, le bavarois a mis le paquet. Malgré une finition de luxe au niveau d’une Série 7, ce modèle ne peut vraiment rivaliser avec le Coupé S de chez Mercedes (plus gros et plus cher il faut bien le dire). En revanche, il peut aller chercher une certaine DB11 de chez Aston Martin (plus chère), ou encore une Porsche 911 (plus sportive et plus chère là encore) mais finalement d’assez loin. En fait cette BMW n’a pas vraiment de rivale directe mais ce qui sûr, c’est qu’elle met pas mal de monde d’accord sur la partie techno.

MoteurV8 4.4 l biturbo essence
Puissance530 ch
0 à 100 km/h3,7 secondes
Vitesse max250 km/h
Conso moyenne9,7 litres aux 100 km
Coffre420 litres
Fiche technique

Pour le look ? Oui, mais bon…

Entendons nous bien, la BMW Série 8 affiche une ligne qui fait tourner les têtes. Sauf qu’initialement, le concept Série 8 (que vous voyez sur la photo ci-dessous) affichait des lignes très fluides. En le regardant de près, chaque élément comme les phares ou encore l’entourage des vitres étaient traités avec une extrême finesse. Un coup de crayon qui, sous certains angles, faisait presque penser à ce que l’on fait aujourd’hui chez Aston Martin.

Le concept Série 8 se distinguait pas la finesse de ses lignes.
Le concept Série 8 se distinguait pas la finesse de ses lignes.

A l’arrivée, la Série 8 fait beaucoup moins dans la finesse justement. Il semblerait que le bavarois ait préféré rendre son coupé haut de gamme plus agressif. Bien entendu, on retrouve le dessin global du concept, mais l’ensemble a été galbé. Un peu comme si on avait soufflé dans le concept Série 8. Mais restons clair, ce coupé est beau, mais il faut reconnaitre qu’il aurait pu l’être un peu plus, en se rapprochant davantage du concept.

Oui, pour l’ambiance luxueuse

Inutile de fouiller dans l’habitacle, vous ne trouverez pas de matières bas de gamme. Peut-être qu’en démontant certains éléments, mais pas sûr ! Pour la qualité d’assemblage, nous sommes évidemment dans une vraie BMW. Mais ce qu’il faut aussi retenir, c’est que le constructeur a beaucoup soigné sa présentation avec de nouvelles matières comme en témoigne le vide poche central par exemple. BMW semble être allé s’inspirer chez Volvo, et plus précisément du côté des V90 ou XC90. Une excellente chose puisque le résultat tient tout simplement de la perfection.

La Série 8 inaugure de nouveaux matériaux à son bord.
La Série 8 inaugure de nouveaux matériaux à son bord.

Le reste de l’intérieur fait largement honneur au cuir pleine fleur. Là encore, l’effet est tout garanti ! On note également que les nouveaux sièges offre un maintien et une ergonomie parfaite et en plus, ils sont beaux ! Un point commun avec la Série 8 du début des années 90 dont les sièges se distinguaient aussi par leur coup de crayon. A noter que les deux petites places arrière peuvent tout de même accueillir des passagers qui seront installés confortablement tant qu’ils ne dépassent pas 1,70m.

Au programme, du cuir pleine fleur dans les moindres recoins.
Au programme, du cuir pleine fleur dans les moindres recoins.

Oui et non, pour l’ambiance tech

Commençons par… ce que l’on aime un peu moins. L’écran central et le système d’infodivertissement, le fameux i-Drive dont la première génération remonte à la BMW Série 7 de 2001/2002. Celui-ci a évolué et a grandement été simplifié au fil du temps pour devenir proche de la perfection. Dans la Série 8, BMW a, semble t-il, décidé de revoir intégralement sa copie pour une toute nouvelle présentation encore plus complète. Sauf que… c’est moins simple. On peut saluer l’idée de proposer à son propriétaire de personnaliser ce que l’on veut afficher à l’écran, mais c’est un peu compliqué de s’y retrouver entre toutes les pages que l’on affiche. En fait on aimerait pouvoir tout afficher en même temps, un peu comme sur un Mac, et pointer la page dans laquelle on souhaite aller. Mais non, ce n’est pas possible. Et puis, il y a cette imposante console centrale, très belle d’ailleurs, et cet écran central qui semble tout petit. A l’heure où les concurrents, et BMW lui même, agrandit ses écrans, c’est assez incompréhensible de voir ça dans un coupé haut de gamme.

Curieusement, l'écran central est plus petit qu'ailleurs.
Curieusement, l'écran central est plus petit qu'ailleurs.

Plus positif, le nouveau combiné d’instrument fait véritablement date dans l’histoire de BMW. Si l’idée d’utiliser un écran pour remplacer les compteurs n’est pas une nouveauté pour le bavarois, celle de modifier intégralement le design en délaissant justement les « ronds » traditionnels par un dessin anguleux qui rappelle ceux des phares, est une grande première. Cependant, pas sûr que les puristes de la marque apprécient, mais après tout, il faut savoir évoluer. Dans le détail, le combiné d’instruments est personnalisable en permettant d’afficher par exemple, la cartographie du GPS, mais pas autant que peut l’être un Virtual Cockpit chez Audi. En fonction du mode de conduite choisi, le système va adapter ses informations. A l’arrivée, c’est très réussi visuellement, mais un peu plus de possibilités en personnalisation qu’un simple changement de couleur aurait été une bonne chose. Ca viendra sans doute par la suite car BMW n’attend généralement pas un restylage de mi-carrière pour mettre à jour ses interfaces embarquées.

Dorénavant chez BMW, le combiné d'instrument est entièrement numérique.
Dorénavant chez BMW, le combiné d'instrument est entièrement numérique.

Oui, pour sa facilité de conduite

Imaginez qu’à vide, le poids de notre coupé est de quasiment 2 tonnes. En faisant tous les pleins et en se mettant au volant, cela donne forcément quelque chose de très lourd sur la route. De quoi pratiquement rivaliser avec un SUV haut de gamme de type X5 ou Range Rover. Fort heureusement, notre M 850i a de la puissance sous le capot et bénéficie d’une armada d’éléments techniques comme les barres antiroulis actives, la direction à démultiplication variable et les roues arrière directrices (les roues arrière tournent dans le sens opposé des roues avant, permettant de simplifier la moindre manoeuvre). Concrètement, on obtient un coupé très maniable en conditions urbaines, et qui offre une grande agilité sur les petites routes (les roues arrière tournent dans le sens des roues avant, augmentant l’efficacité en prise de virage).

Oui, pour son mode « semi autonome » très facile d’accès

C’est un détail, mais en appuyant sur une petite touche à gauche du volant, notre BMW Série 8 prend, partiellement, le relais en roulant quasiment toute seule. Elle utilise pour cela des radars et des caméras qui analysent les éléments autour de la voiture. Très utile pour se sortir de situations compliquées, la M850i peut carrément reproduire une manoeuvre à l’identique pour ne pas se rater. Impressionnant comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessous. Quoiqu’il en soit, sur route cela reste une régulateur de vitesse actif et très avancé car il n’est pas encore question de vraie conduite autonome, mais de toute évidence, ça viendra. En attendant, le Drive Assist Pro coûte tout de même plus de 2 000 euros.

Très pratique, le bouton d'accès direct au Drive Assist Pro.
Très pratique, le bouton d'accès direct au Drive Assist Pro.

Oui, pour pour l’option « Laser Light »

Cette fonctionnalité est apparue pour la première fois sur la BMW i8. Il est question de projecteurs laser qui viennent en complément du système full LED déjà très efficace. Le Boost Laser agit au dessus de 70 km/h et permet de voir quasiment comme en plein jour jusqu’à 600 mètres. Plutôt pratique sur une petite route sinueuse en pleine nuit.

 

On éclaire comme en plein jour jusqu'à 600 mètres.
On éclaire comme en plein jour jusqu'à 600 mètres.

Oui, pour l’accès sans clé avec le smartphone

Pratique également, la fonction Digital Key qui permet de verrouiller, démarrer ou déverrouiller sa voiture avec son smartphone grâce à une application dédiée et à la technologie NFC. Seul bémol, il faut impérativement posséder un modèle Galaxy de Samsung (à partir du Galaxy S7) car il semblerait que pour le moment, BMW n’ait pas développé de solution pour d’autres marques. Il faut dire que les deux constructeurs sont partenaires technologiques de longue date, les produits BMW ayant même souvent droit d’être exposés sur le stand de Samsung lors des grands évènements tech que sont le CES de Las Vegas et l’IFA de Berlin par exemple. Dommage pour les autres, mais aussi pour les utilisateurs.

Grâce à la technologie NFC, on ouvre et on démarre sa voiture avec un smartphone.
Grâce à la technologie NFC, on ouvre et on démarre sa voiture avec un smartphone.

Oui, pour la bonne gestion de la puissance

Avec un V8 4,4 litres biturbo qui totaliser 530 ch et un couple de 750 Nm disponible très tôt, le tout avec un poids global qui flirte avec les 2 tonnes, notre BMW M 850i n’est pas un monstre à mettre entre toutes les mains. En mode Sport Plus, ce coupé vous colle littéralement à votre siège sans jamais vous relâcher.Les performances en attestent, il lui faut 3,7 secondes pour afficher 100 km/h et demande une petite douzaine de secondes pour afficher 200 km/h au compteur. Bien entendu, les puissant freins et les aides à la conduites veillent au grain, sans oublier un détail important, il s’agit d’une 4 roues motrices.

Non, pour le tarif digne d’une M5

Vendue près de 125 000 euros, notre M850i est quasiment au tarif d’un autre monstre nommé M5. De quoi faire réfléchir quand on sait que la M5 est plus vaste, offre des performances légèrement supérieures et surtout, permet de se prendre pour Ken Block grâce à une fonction « propulsion ». Cela dit, on a beau adorer cette M5, il faut reconnaitre à ce coupé M 850i une allure plus bestiale encore, en attendant l’arrivée de la future M8…


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