Autolib’, le système d’autopartage arrive en fin de route

Autolib', célèbre service d'autopartage électrique mais non rentable à Paris, a atteint son paroxysme jeudi après que l'organisme public qui le supervise a décidé d'annuler le contrat qui le lie à l'opérateur privé, le groupe Bolloré.

par La rédaction 27 Juin 2018 13:16

Le vote intervient après l’annonce de pertes importantes enregistrées que ni les autorités locales ni l’opérateur Bolloré n’étaient prêts à absorber. La session de vote du SAVM a également déterminé que le contrat Autolib’ ne serait pas disponible pour d’autres opérateurs potentiels. Les autorités de la ville de Paris ont déjà estimé que l’annulation de l’accord qui court jusqu’en 2023  pourrait coûter « plusieurs dizaines de millions d’euros », tandis que Bolloré estime ce montant à 300 millions d’euros. Les membres votants du SAVM ont toutefois accepté jeudi de « refuser de payer la compensation financière demandée » par Bolloré. Le groupe industriel a immédiatement rétorqué qu’il ferait appel de la décision. A partir du 31 juillet 2018 le service ne sera donc plus disponible dans la capitale.

Lancé en 2011, Autolib’ est devenu populaire mais il n’a pas réussi à attirer autant d’utilisateurs que prévu, réduit par la concurrence d’une gamme croissante d’alternatives, y compris les applications de transport telles que Uber et autres VTC. La maintenance a également été un problème majeur pour Autolib’ avec des véhicules sales, abimés et parfois même dangereux (pneus lisses, système de freinage, etc.). Mais le service n’est pas le seul à être en danger.

L’autre fierté de la Mairie de Paris, à soir le service de vélopartage Velib’ est également sur la sellette suite à un apple d’offres qui a conduit au changement d’opérateur. Celui-ci a entraîné des problèmes majeurs et une pénurie de vélos. Les problèmes de Velib’ n’ont été exacerbés que par l’arrivée récente sur le marché français de groupes de partage de vélos chinois tels que GoBee et Ofo, ainsi que d’Obike à Singapour. Il semblerait que la société californienne Lime cherche maintenant à entrer dans l’action après avoir lancé jeudi un programme pilote pour un système de partage de trottinettes électriques dans les quartiers de Paris.


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