Airbus réalise le premier ravitaillement aérien autonome

Airbus Defence and Space a procédé à un ravitaillement automatisé en vol. Préalablement testé sur un avion de combat, l'exercice du 20 juin 2018 au large des côtes d'Espagne a permis d’effectuer sept contacts automatiques entre les deux avions.

par La rédaction 16 Juil 2018 12:00

Le ravitaillement en vol est l’une des techniques clé des forces aériennes modernes. La capacité de transférer du carburant d’un avion-citerne à un autre aéronef permet aux flottes aériennes d’étendre leur portée à l’échelle mondiale et sur des périodes plus longues. Cependant, faire voler deux avions très différents à des centaines de kilomètres à l’heure tout en branchant un pipeline rempli de carburant inflammable entre eux est une tâche très difficile, et qui exige beaucoup de compétences et de pratique.

Outre le fait que le ravitaillement en vol dépend du personnel, le développement de nouveaux véhicules aériens autonomes signifie que non seulement les avions-citernes doivent être en mesure de ravitailler les drones, mais aussi les camions-citernes robotisés. Ces appareils devront être capables de faire le travail eux-mêmes.

Selon Airbus, le ravitaillement automatique commence lorsque l’opérateur de ravitaillement en vol gère la première approche de l’avion récepteur et déploie son mécanisme. L’ordinateur utilise ensuite des techniques passives comme le traitement d’image pour rechercher la position du réceptacle de ravitaillement et le système automatisé se met alors en ligne pour le faire voler et le maintenir aligné au récepteur. Pendant l’opération, le système permet un contrôle manuel par l’opérateur de ravitaillement, en gardant automatiquement les deux plans à une distance relative, ou en prenant le contrôle entièrement automatisé de l’opération.

Lors de la manifestation du 20 juin au large de la côte sud de l’Espagne, les deux avions ont effectué sept contacts en deux heures, en collaboration avec des pilotes de test et des ingénieurs de vol de l’unité de recherche et de développement aéronautique (ARDU) de la RAAF. « Il était extrêmement impressionnant de voir avec quelle précision le système A3R suit le récepteur », explique David Piatti, qui a agi comme Airbus Test ARO, ou « boomer », sur l’A310. « Il peut être très utile de ravitailler un autre navire ou un autre transport, par exemple pour étendre sa zone de déploiement ou pour éviter de ramener le carburant à la base, mais c’est aussi une opération difficile et ce système a le potentiel de réduire la charge de travail et le risque impliqué. »


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