5G ou WiFi pour la voiture connectée ?

La bataille de la connexion a lieu sur la route, dans les usines, mais aussi à Bruxelles, ou les débats entre pro wifi et pro 5G font rage.

par Olivier Grouse 29 Oct 2018 15:00

Pour fonctionner, les véhicules connectés ont besoin d’un accès continu à Internet. En vue de favoriser le développement de ces véhicules, la Commission Européenne doit choisir entre la 5G et le WiFi. Plus qu’une débat politique, c’est aussi un conflit entre deux puissants groupes de constructeurs, de fabricants de puces et de groupes de télécoms.

Renault, Volkswagen, NXP, Autotalks et Kapsch TrafficCom militent pour la norme WiFi ITS-G5, jugée plus adaptée aux besoins d’une communication rapide, notamment pour éviter les accidents. PSA, Daimler, Ford, Deutsche Telekom, Ericsson, Huawei, Intel, Qualcomm et Samsung plaident en revanche pour la norme C-V2X en 5G plus adaptée au futur IoT, Internet of Things.

Cette décision est estimée à une valeur de plusieurs milliards d’euros. À l’heure actuelle, les États-Unis et la Chine favorisent la 5G. D’après Reuters, le projet de la Commission Européenne ouvre la voie à la mise en circulation de voitures équipées de la technologie WiFi ITS-G5. Il prévoit un réexamen de la situation au plus tard trois ans après l’entrée en vigueur de cette mesure pour tenir compte d’éventuelles évolutions technologiques. En conséquence, il faudra des mois voire des années à la technologie alternative de 5G, baptisée C-V2X, pour obtenir une autorisation de la Commission, même si ses partisans s’attendent à un délai plus court.

À noter que la France, également favorable à la technologie à base de WiFi, a suggéré un compromis, dont Reuters a eu connaissance et qui est désormais en discussion. Il s’agirait d’introduire une clause contraignant la Commission Européenne à revoir ses règles en moins de 12 mois si une nouvelle technologie était approuvée.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.